Streeteo : NON Mesdames et Messieurs les élus, votre politique n'est pas sociale !

Les turpitudes que traverse la société Streeteo (filiale du gestionnaire de parkings Indigo) et surtout l'expression sans fard de ses tous jeunes salariés, à qui il avait été promis monts et merveilles, démontrent qu'en termes d'attribution des marchés publics aux entreprises privées les élus de l’Eurométropole semblent surfer sur un effet de dumping social.

La CGT le dénonce depuis des années dans le cadre des différentes privatisations qui ont été opérées au sein de la collectivité.

Au début, on a connu les régies de quartier censées mener une politique d'insertion des chômeurs de longue durée. Nous le disions à l'époque alors que les élus se glorifiaient de mener une politique sociale : Toute cette mascarade ne vise qu'à précariser des personnels à des fins purement économiques, sur des missions de service public, relevant selon les textes des prérogatives d'agents publics.

Après les régies de quartier, ce sont les agents d'entretien des écoles qui ont fait les frais de cette fuite en avant économique, puis les agents des toilettes publiques, puis encore une fois les agents de la propreté urbaine ...tout cela avec les conséquences que l'on connaît malheureusement en termes de qualité du service public.

Pour tous ces salariés du secteur privé, chargés de rendre du service public, dont les perspectives de carrières sont inexistantes, qui bien souvent ne perçoivent ni 13e mois, ni avantages sociaux, qui ne possèdent ni les effectifs ni les moyens matériels et surtout pas le temps utile à l'accomplissement des tâches qui leur sont données, le travail équivaut à une galère.

Mais peu importe pour les élus de la majorité multi-plurielle de l’Eurométropole… les économies sont au rendez-vous et il est plus facile de précariser des salariés que d'avoir le courage politique de s'attaquer aux baisses des dotations de l'état aux collectivités territoriales.

Ces personnels du secteur privé sont devenus comme les agents de la collectivité de simples variables d'ajustement des politiques économiques menées.

Désormais, avec l'éclairage tout particulier braqué sur STREETEO, qui pourra encore invoquer une dimension sociale dans la conduite des politiques visant à rendre le service public à Strasbourg et à l’Eurométropole ?