Le gouvernement communique depuis plusieurs semaines pour expliquer que les salarié-e-s vont voir leur salaire net augmenter dès le 1er janvier et de nouveau en octobre 2018.
En réalité, cette soi-disant augmentation de salaire de 20€ – pour les plus bas revenus – n’est pas le fait d’une répartition plus juste des richesses créées par le travail, mais de la baisse – voire de la suppression – de cotisations sociales (maladie et chômage).
N'oublions jamais que nos cotisations sociales ouvrent des droits, dans certaines conditions, nous permettant : • si nous tombons malade, de prendre en charge tout ou partie des frais d’hospitalisation, de médicaments ; • si nous sommes en invalidité, de bénéficier d’un revenu minimum ; • si nous sommes victimes d’un accident du travail, de percevoir une rente; • si nous perdons notre emploi, de percevoir des allocations-chômage ; • si nous avons un enfant, de rester avec celui-ci pendant ses premières semaines, de faire face aux charges liées à l’éducation de nos enfants, de bénéficier de certaines allocations (crèche, allocation de rentrée scolaire, etc.) ; • après notre activité professionnelle, de bénéficier d’une pension de retraite; • si nous avons un proche handicapé, de bénéficier de prestations dans le cadre du maintien de son autonomie à domicile ou de prendre en charge le coût de son hébergement en maison de retraite ; • si nos revenus sont insuffisants, de bénéficier d’allocations logement…
En réalisant ce tour de passe-passe, MACRON ne fait que mettre dans nos poches de l'argent qui était déjà à nous mais que nous avions mis de côté, en cas de coup dur… Cynique comme stratégie !