Lui est "En Marche"

  • -Lui est "En Marche"
  • -Les négociations "à l'arrêt"
  • -Les agents "en attente"
  • -Et cette situation commence à nous "courir"

3 mois pour répondre à une intersyndicale "au grand complet", c'est la performance réalisée par celui qui, semble-t-il, privilégie ses responsabilités au plus haut niveau de « En Marche » à celles de Vice-Président en charge des affaires du personnel.

3 mois, pour nous répondre qu'il est attaché au dialogue social mais qu'il nous faudra encore attendre février pour que nous obtenions une rencontre...

5 mois donc en réalité, pour une réunion dont l'ordre du jour se résume à discuter de la méthode et du calendrier des discussions qui vont s'ouvrir (si si, elles vont s'ouvrir... Presque Noël, on a le droit d'y croire).

Pourtant, les choses sont bien claires pour les syndicats : Nous voulons dans ce contexte de rabotage de nos conditions de travail et de vie, un geste fort sur le pouvoir d'achat de TOUS les agents de la collectivité.

Monsieur le Vice-Président est visiblement "En Marche " forcée pour gravir le pouvoir de son parti politique et cela relève de son choix, de son droit et la CGT n'y trouve rien à redire.

Par contre qu'il mette les agents de la collectivité entre parenthèses, par faute de temps, ou de motivation n'est pas compatible, à notre sens, avec ses fonctions d'adjoint au Maire et Vice-Président en charge des affaires du personnel.

Cette situation représente-t-elle un dilemme pour lui ? Le soir avant de s'endormir, rumine-t-il sur un dicton qui vient de voir le jour « Marche ou Grève ? »

Les agents aux côtés de leurs syndicats, pourraient, si cette situation devait durer, perdre patience et massivement lui demander de choisir !

 

Et voici le contenu de la réponse d'Alain Fontanel : Adjoint au Maire de Strasbourg, Vice-Président de l'EMS, Président de la CTS : Je vous remercie pour votre courriel qui a retenu toute mon attention.

Les engagements pris au cours de notre précédente séance de l'Agenda social, en juillet 2017, restent d'actualité et ne sont pas remis en cause.

Vous attirez mon attention sur deux éléments essentiels, relatifs l'un comme l'autre à l'évolution du pouvoir d'achat des agents de la collectivité.

Concernant votre demande de procéder à des CAP "promotions 2018" au 1er trimestre de l'année prochaine, je souhaite vous rassurer sur les impacts du report de l'application de la deuxième phase du PPCR. Ce report n'est pas sans poser des difficultés d'ordre technique puisque la mise en œuvre avait été anticipée —et intégrée dans les outils de la DRH-

Une fois achevés le traitement et la mise en œuvre des « promotions 2017 » issues de la récente CAP, le travail de préparation de la prochaine CAP sera immédiatement enclenché. L'administration mettra ainsi tout en œuvre pour proposer une « CAP promo » au titre de l'année 2018 au plus tard au mois de juin 2018, pour toutes les catégories. Nous poursuivons naturellement l'objectif de revenir à une programmation le plus en amont possible de cette CAP.

Concernant votre seconde interpellation, je réitère l'engagement pris d’une discussion ouverte sur les modalités de mise en œuvre du RIFSEEP au sein de notre administration et vous confirme que le principe de crédits complémentaires en accompagnement de cette réforme a bien été arrêté et prévu dans le cadre du budget 2018. Je vous propose ainsi de réserver dans votre agenda la date du 7 février après-midi pour un temps d’échange qui nous permettra d’évoquer ensemble la manière dont nous proposons de discuter avec vous de cette réforme inscrite à l'agenda 2018.