2018.... année à gros risques

Certains syndicats ont fait le choix d'entrer déjà dans la campagne des élections qui se dérouleront fin 2018. Choix que nous respectons évidemment. Mais la représentativité ne doit pas faire oublier les combats à mener d'ici là. L'année 2017 a été très difficile pour le monde du travail. Entre les attaques ciblées du Gouvernement contre nos acquis sociaux et la politique de casse du service public suivie par les élu-e-s à l'EMS les occasions de se battre et de résister n'ont pas manqué.

Pour les salarié-e-s qui ont fait le choix de la lutte, les avancées ont été significatives comme chez les dockers ou les routiers qui ont mis le Gouvernement en échec et préservé leurs conditions de travail et de rémunération. Sachons analyser cela et en tirer toutes les conséquences.

Pour la majorité et il ne faut pas jouer à l'autruche, les luttes, trop peu suivies, n'ont pas permis d'enrayer l'offensive du Gouvernement et de nos élu-e-s (dont certain-e-s siègent aujourd'hui dans les plus hautes instances de la majorité présidentielle).

Les lourds dossiers de réorganisation des services de l'EMS se succèdent à un rythme effréné et peu de cas est fait de la souffrance au travail engendrée pour les agent-e-s.

Les dégâts sur la qualité du service public deviennent perceptibles et alimentent l'inquiétude de nos concitoyens. Les DNA s'en font d'ailleurs régulièrement l'écho, la CGT craint fort que sans réaction puissante des personnels, des attaques plus fortes encore, soient portées dès 2018.

Il faut continuer de résister aux mauvais coups ! A quoi servirait un syndicat majoritaire se complaisant dans cette situation dramatique et renonçant à se battre ?

La CGT fixera des rendez-vous importants pour lesquels, il vous sera demandé de vous mobiliser en masse. Il n'y a malheureusement aucune autre alternative que la lutte.

Et après, fidèle à sa conception du syndicalisme, chacun sera libre de faire le choix de la résistance ou du renoncement !