Le 28 novembre dernier, se tenait au Centre Départemental de Gestion, une réunion entre les syndicats de personnels du Bas Rhin et les élus. Cette réunion concernait les droits syndicaux et plus particulièrement la mise à disposition de locaux syndicaux (obligatoire selon la loi) dans le nouveau bâtiment qui abritera le CDG.
Le Président du CDG, sans jamais rougir, a expliqué qu'en fait, il ne pourra pas « offrir » plus de 150 m2 à l’ensemble des syndicats. Dans ces 150 m2 sont compris une salle de réunion, une petite cuisine, les toilettes, il reste donc 6 bureaux de 11m2 à partager entre quatre organisations syndicales (celles représentatives à ce jour). Comment fera-t-il le jour où il y en aura 9 ou 10 comme c'est le cas à l’EMS ?
Il explique aussi que l'acceptation de ce réduit ou de ce placard par les syndicats entraînera de facto la perte de la subvention de fonctionnement allouée jusqu'à ce jour.
La CGT, contrairement à d'autres syndicats, n'a pas souhaité négocier ces miettes jetées avec désinvolture aux syndicats et a immédiatement demandé que ces propositions soient formalisées dans un document. Pas question pour nous d'entrer dans une négociation de cette importance sans support de travail.
Pour la CGT les choses sont claires : elle considère que le droit syndical n'est pas un droit mineur et déplore que certains représentants des collectivités tentent d'imposer aux syndicats ce qu'ils refuseraient pour eux-mêmes.
On ne peut en même temps hurler au loup lorsqu'on est réuni en Congrès des Maires de France en visant le déni de démocratie de l'actuel Gouvernement et en même temps, dans les territoires, là où on est "aux affaires" priver les représentants des agents des moyens démocratiques leur permettant de fonctionner et de défendre les intérêts des agents.
OUI, Monsieur le Président du CDG, la démocratie a effectivement un coût.
Mais elle présente surtout l'avantage de maintenir notre pays dans le cadre d'un état de droit et de la liberté d'expression. Est-ce cela que vous voulez réduire comme une peau de chagrin ?
Et puisque c'est la préoccupation financière qui semble la plus perceptible dans vos propos, la CGT serait assez séduite d'entendre le représentant des collectivités que vous êtes, exiger du Gouvernement la fin des baisses des dotations de l'état aux collectivités locales.
Geste sans doute plus utile et profitable pour les communes, que de tenter de s'en prendre aux représentants du personnel élus (comme vous) par les agents des collectivités.
Et s'il fallait une conclusion : Avec ou sans locaux, avec ou sans subvention...Personne ne réduira la CGT au silence !