Fonctionnement

Vidéos

LE CHANTAGE DU GOUVERNEMENT

Tout d'abord pour faire pression sur les syndicats, le gouvernement avait dit que l'accord serait soumis au vote et qu'il faudrait une majorité pour qu'il s'applique. Pour les syndicats cela voulait signifier que si le projet n'était pas bon, il ne passerait pas et que les négociations reprendraient sur des bases plus" acceptables".

Le «PROTOCOLE SUR LES PARCOURS PROFESSIONNELS, LES CARRIÈRES ET LES RÉMUNÉRATIONS» (PPCR) n'a pas obtenu la majorité ... Mais Manuel VALLS, spécialiste du 49-3 vient de décider que l'avis des syndicats, on pouvait s'asseoir dessus et que ce protocole s'appliquera quand même. Pour que les syndicats signent, le gouvernement avait annoncé que ceux qui ne signent pas ne seront pas invités aux travaux du groupe de suivi...Formidable chantage auquel la CGT n'a pas cédé.

Ceux qui ont signé (e c'est leur droit : le choix n'était pas simple) ont donc implicitement donné au Gouvernement la garantie qu'ils ne revendiqueraient plus jusqu'à expiration de ce protocole soit à l'horizon 2020. Ils sont désormais liés à la volonté gouvernementale. La CGT s'est donc refusée à entrer dans cette logique d'entrave à sa liberté de revendiquer.

Elle reste libre de ses revendications, libre de ses actions. Elle agira pour que les avancées (maigres mais réelles) contenues dans le PPCR s'appliquent partout et pour tous mais dénoncera et combattra toutes les dispositions néfastes pour les agents qui y sont contenues. A titre d'exemple, la suppression de l'avancement d'échelon à la durée minimum va faire des dégâts considérables.

La CGT fait du combat pour la revalorisation du point d'indice une priorité. La CGT se refuse à se contenter de miettes quand la situation des agents et de leurs familles est à ce point dégradée. L'avenir de notre statut, de nos carrières et de nos salaires, n'est plus autour d'une table de négociations du fait de ce coup de force du gouvernement...Il est désormais dans la RUE