Manif 10 octobre - 10h place Kleber

Les décisions gouvernementales le démontrent : le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement mènent une politique au service du profit, des plus riches et du MEDEF. Face à cette avalanche de mauvais coups, il ne saurait être question de demeurer les bras croisés. Il est d’ailleurs malhonnête de prétendre que l’élection de Macron correspond à une adhésion massive à son programme, tant s’en faut.

C’est pour cela que, sans attendre, la CGT a pris ses responsabilités en appelant à la mobilisation de tous les salariés.

C’est particulièrement vrai dans la lutte engagée contre les ordonnances visant à démanteler le Code du Travail et à restreindre encore davantage les droits déjà bien limités des salariés.

Ce mouvement qui concerne tout le monde, secteur privé comme secteur public, est loin, très loin d’être terminé : il s’inscrit résolument dans la durée et va encore monter en puissance.

Il y a urgence pour la Fonction publique : La Fonction publique et ses agents ne sont pas épargnés par cette accumulation de mesures régressives : nouveau gel de la valeur du point en 2017 et 2018, rétablissement du jour de carence, poursuite et aggravation des suppressions d’emplois, remise en cause des missions, privatisations, amputation massive de budgets socialement utiles… C’est un véritable déluge de reculs qui s’abat sur le service public et donc sur la population.

Enfin, cerise sur le gâteau, Macron ne tient ses engagements que lorsqu’ils correspondent aux vœux du patronat, puisque, dans un reniement complet, l’inacceptable hausse de la CSG ne sera pas accompagnée de la hausse du pouvoir d’achat promise pour les agents de la Fonction publique, sa simple compensation n’étant même pas acquise !

Là aussi, pour la CGT, l’immobilisme ne pouvait être à l’ordre du jour. C’est pourquoi, nous nous félicitons de l’appel unitaire de tous les syndicats à organiser la riposte le 10 octobre prochain, initiative à laquelle nous avons largement contribué.

Le ministre de l’action et des comptes publics a prévu un « rendez-vous salarial » le 10 octobre.

Pas besoin d’être médium pour comprendre qu’à ce stade, cette réunion, dans laquelle Darmanin n’a prévu aucun espace de négociation, n’a pour but que d’habiller de nouvelles et considérables pertes de pouvoir d’achat.

L’heure est donc au rapport de force pour peser sur les choix du gouvernement.

L’urgence est clairement à l’augmentation du pouvoir d’achat et au rattrapage des lourdes pertes intervenues les années passées, en particulier par la revalorisation du point d’indice.

Mais, la mobilisation du 10 octobre ne se limitera pas à cet aspect essentiel.

Cette journée d’action, étape d’un processus, sera aussi l’occasion de faire valoir nos légitimes revendications, tant en matière d’emploi public que sur nos systèmes de retraite, de missions publiques, de conditions de travail…