Les attaques contre le Service public

Le candidat Emmanuel Macron, avait émis sa volonté de passer un pacte avec les collectivités locales. Le but de ce pacte était que les collectivités locales s’engagent à baisser les dépenses de fonctionnement de 10 milliards d’euros sur cinq ans.

Dans le projet de budget 2018, qui sera présenté ce mercredi, les 10 milliards sont devenus 13 milliards sur cinq ans.

Oui, on est passé de 10 à 13 milliards en quelques mois.

A ce montant, il faut ajouter que la DGF (dotation globale de fonctionnement) qui a déjà baissé de 9,3 milliards ces trois dernières années.

Cela nous concerne directement.

Il faut savoir que deux grands volets, parmi d’autres, des dépenses de fonctionnement sont les salaires des fonctionnaires et les subventions aux associations.

Le Gouvernement et le Président de la République se garde bien de dire que le résultat de cette politique d’austérité sera la disparition d’un certain nombre de service rendus à la population.

Cela se traduira aussi, comme c’est le cas chez nous à l’EMS par le recours à des entreprises privées et le non remplacement des départs à la retraite.

Mais c’est aussi la mise à l’arrêt d’un grand nombre d’associations œuvrant sur le terrain, dont beaucoup dans le domaine social ou de lutte contre la pauvreté.

Lorsqu‘on associe tout cela à d’autres projets, notamment dans le domaine du logement social, des HLM, dans la fonction publique, on se rend bien compte que nous sommes toutes et tous en face d’une politique de régression sociale.

Si quelqu’un peut encore croire que cette politique définie et mis en œuvre au niveau national ne le concerne pas, il se trompe lourdement.