Fin des « contrats aidés »... C'est le service public qui est visé !

La CGT a de tout temps été opposée à la création de ce type d'emploi, car au-delà de l'effet d'aubaine pour les collectivités, ces différents dispositifs leur ont toujours permis de réduire les effectifs de personnels statutaires, en détournant les textes de leur sens initial.

En substituant du personnel précaire aux fonctionnaires, c'est le statut de la fonction publique et le service public qui ont ainsi été affaiblis.

Aujourd'hui, l'annonce BRUTALE d'Emmanuel MACRON d'une suppression de près de 150000 emplois subventionnés a, de ce fait, pour effet d'affaiblir à nouveau le service public.

C'est simple à comprendre et cela indique à quel point la CGT avait raison.

C'est bien sur des postes réservés aux personnels statutaires que ces contrats ont été utilisés...Donc sur de véritables missions de service public.

En les supprimant aussi violemment, on place les collectivités dans une situation dramatique au regard du service rendu à nos concitoyens.

Pire que tout, le gouvernement annonce qu'il veut encore alourdir cette addition en 2018.

Alors que faire ?

Pour Mme Buffet, élue en charge de l’Education – Petite Enfance, il faudrait les remplacer les agents par des vacataires. Or ces salariés sont sur des missions de service public. Et à ce titre doivent être intégrés et titularisés !

C’est en ce sens que la CGT a saisi la collectivité pour demander l’ouverture de négociations sur l’intégration des salariés précaires.

Défendre le statut c'est aussi défendre le service public !