Dans leur déclaration commune du 23 novembre 2016, les huit organisations syndicales françaises, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA, attiraient l’attention de leurs adhérents et de l’opinion publique sur la situation en Turquie, marquée par de graves violations des droits fondamentaux et des libertés syndicales, sous un régime d’état d’urgence systématiquement maintenu depuis la tentative du coup d’Etat déjouée du 15 juillet 2016.
La répression s’accentue dans ce pays à l’encontre de l’opposition et en particulier des militants syndicaux :
- Une dizaine de députés et plus de 5000 militants du deuxième parti d’opposition (HDP) ont été mis en prison ;
- Les militants syndicaux, politiques ou associatifs, partisans du « non », ont été censurés, harcelés par les forces de l’ordre, mis en garde à vue par des magistrats partiaux, leurs manifestations interdites ou réprimées.
A l'heure où un grand danger menace aussi notre démocratie en France, les organisations syndicales françaises appellent à nouveau le gouvernement français et les instances européennes à agir de manière urgente pour sauvegarder les droits fondamentaux des populations de Turquie en cette période où règnent la confusion et la crainte pour l’avenir.