C’est comme cela que la question a été posée à nouveau par la CGT EMS à la dernière réunion temps de travail organisée le mercredi 29 mars.
La technique de dialogue avec les syndicats est la suivante : on prend un thème (ici le temps de travail, mais c’est valable pour une Direction, ou un Service) et on le divise en plein de petits sujets destinés à nous détricoter le but final dans des pseudos concertations mais dans une multitude de réunions.
L’administration nous a réunis sur un nouveau point à savoir les heures supplémentaires. Après nous avoir présenté un travail approfondi tenant lieu de constat, l’administration lance quelques ballons sondes pour voir comment nous réagissons.
Cela fait près de deux mois que la collectivité nous «sonde », en inventant une fois le principe de «la saisonnalité», une autre fois «un mécanisme destiné à amortir les effets sur le pouvoir d’achat», une autre fois «ils sont en-dessous des heures annuelles» ou encore «adapter l’activité dans un cycle de travail». C’est cela que l’administration appelle de la concertation : on teste et si les syndicats ne disent rien, on écrit à tout le personnel : «en concertation avec les représentants du personnels», alors qu’en réalité, ce ne sont que des réunions d’informations, à l’initiative de la Direction Générale. Rien d’autre.
La CGT avait dit le 13 mars dernier, qu’elle actait que ces réunions n’étaient que des présentations du travail de la DRH, mais qu’en aucun cas elle ne s’exprimerait au cours de ces dernières sur d’éventuelles positions de l’administration et qu'elle attendait l'ouverture de vraies négociations. La CGT avait aussi clairement dit que pour elle, les agents avaient déjà trop donné suite au passage de la CRC en 2013 et qu'elle n'accepterait AUCUNE remise en cause de leurs conditions de travail ou de rémunération (voir la Lettre de l'adhérent du 13 mars 2017).
Devant ce simulacre de dialogue social la, CGT a clairement décidé de ne rencontrer l'administration QUE s'il s’agit de négociations réelles.
D’ores et déjà, on peut constater que les élus visent de remettre gravement en question la délibération de 1998 instaurant avant parution de la loi, les 35H. Cet accord, il faut le rappeler avait été négocié par les syndicats, avec la majorité socialiste à la tête de la collectivité de l’époque.
La CGT a déjà prévenu qu'elle se donnerait les moyens de mobiliser TOUS les agents, si élus et DG continuent de jouer à ce petit jeu de massacre.