Fonctionnement

Vidéos

A l'aide!

Le nouvel éditorial du « en-direct » de juillet pourrait se résumer à cela tant l’appel à la mobilisation des encadrants pour aider à faire passer la politique de casse du service public et de l‘emploi public est clair. Pour la CGT Eurométropole, cela peut aussi nous aider à comprendre d’autres choses.

Tout d’abord que l’état de motivation des encadrants pourrait bien être au plus bas, comme nous nous en doutions et en avions déjà fait part à l’administration. Depuis plusieurs années, on a retiré petit à petit un certain nombre de responsabilités à certains cadres pour les recentrer entre les mains de quelques autres (les directeurs généraux par exemple). Et la multiplication des services dits « ressources » n’en est, pour la CGT, qu’un autre moyen. Ensuite, cela peut aussi montrer que la grogne gagne dans les services et que la Direction Générale et les élus, ont besoin que les cadres "mettent les mains dans le cambouis" pour expliquer à leurs agents pourquoi on supprime leur poste, pourquoi leur charge de travail augmente, pourquoi ils n’auront pas de promotions, etc. 

Pour la CGT, les élus et la Direction Générale ont une drôle de manière de redonner de la responsabilité aux encadrants, en se dédouanant ainsi leur propre responsabilité dans la destruction de 1000 emplois et dans la détérioration croissante des conditions de travail de toutes et de tous.

On pourrait imaginer que cette "sale besogne" est récompensée…mais avec un taux de promotion de moins de 5%....on ne peut pas dire que la collectivité soit reconnaissante de l’encadrement.

Pourquoi, Les élus, la Direction générale et les Directeurs ne vont-ils pas eux mêmes au contact des agents de la propreté pour leur expliquer comment on va fermer les toilettes publiques et déléguer certains quartiers au privé ? Pourquoi ne vont-ils pas aux espaces verts ? pourquoi ne vont-ils pas expliquer eux-mêmes aux agents d’entretien des écoles qu’elles vont devoir faire des kilomètres supplémentaires pour aller bosser ou qu’elles doivent envisager de faire autre chose ? Pourquoi ne vont-ils pas chez les comptables pour leur expliquer qu’ils n’ont pratiquement plus besoin d’eux ? etc…

Pour la CGT, une chose est sure, lorsqu’il s’agissait de discuter du régime indemnitaire des cadres, une infime partie s’est vue reconnaître la compétence d’expert. Mais là, tous sont apparemment jugés capables d’expliquer pourquoi il faut sabrer dans les effectifs et pourquoi il faut accepter cela. 

La CGT a une question Monsieur le DGS : comment mesurez vous cette expertise là et à combien estimez-vous leur RI pour une telle responsabilité ?