Fin janvier, les élus du conseil de l’Eurométropole ont pris connaissance d’un rapport concernant l’usine d’incinération.
Il prouve qu’en 2014, de l’amiante a été découverte dans les fours.
Les salariés qui y travaillent sont donc exposés aux poussières d’amiantes depuis de nombreuses années et ceci sans aucune protection.
Ce rapport reconnait implicitement ce que la CGT dénonçait lors du conflit de 8 semaines en 2014. L’Eurométropole et l’exploitant contestaient eux, la présence d’amiante dans l’usine.
Le même rapport confirme pourtant que les élus savaient dès 2009 qu’il y en avait !
Aujourd’hui l’Eurométropole s’inquiète surtout de la somme de 200 millions d’euros qu’elle doit débourser. Rappelons que ce coût faramineux est, entre autres, la conséquence de l'indemnisation due au gestionnaire privé SENERVAL. Si l'EMS avait exploité l'usine en régie... le contribuable ne serait pas aujourd'hui obligé de combler cet immense déficit.
Personne dans ce dossier, ne s'est préoccupé de la santé des salariés exposés à l’amiante sans équipements de protection individuelle.
L’inspection du travail a pourtant dressé un procès-verbal à l’encontre de l’entreprise, transmis au procureur de la république du TGI de Strasbourg qui a décidé de ne pas poursuivre la société Séché qui exploite l’usine.
La CGT a appris ce classement sans suite alors qu'elle souhaitait se porter partie civile dans la procédure. C'est inacceptable !
Contrairement aux politiques de l’Eurométropole, l'union départementale de la CGT, inquiète de la santé des salariés a décidé de charger ses avocats, de déposer une plainte avec constitution de partie civile devant le tribunal de grande instance de Strasbourg, afin d'obtenir l’ouverture d'une information judiciaire.
La CGT EMS soucieuse de la santé de agents de la collectivité qui ont fréquenté régulièrement ce site durant des années demande qu'un CHSCT soit réuni rapidement pour discuter de ce dossier et que nous soient présentés tous les documents et enquêtes liés aux faits mentionnés dans le rapport.