Le 17 janvier dernier quelques 200 militants de différentes organisations syndicales se sont rassemblés devant le TGI de Strasbourg pour exiger la relaxe pour les 6 camarades poursuivis dans le cadre de la lutte contre la loi travail en mai dernier.
Que leur reproche-t-on ? D’avoir omis de déclarer un rassemblement le 19 mai à Haguenau auprès de la préfecture et d’avoir organisé un barrage filtrant sur l’autoroute pendant quelques instants.
Ce jour-là il y avait plus de 200 salariés au rassemblement. 6 d’entre eux ont été poursuivis arbitrairement.
A l’issue des débats de l’audience le procureur a requis 2.000 € d’amende contre 5 camarades et 1500 contre le 6ème mais ne demande pas l’inscription de ces condamnations au casier judiciaire.
Casser du militant, briser des élans sociaux, créer des peurs, la répression syndicale reste un des moyens patronaux pour freiner le développement du syndicalisme.
La criminalisation de l’action syndicale et militante est la réponse d’un gouvernement qui veut faire plier le monde du travail devant les exigences des actionnaires et qui n’a eu de cesse de répondre à toutes les exigences du MEDEF.
La CGT apporte son total soutien aux six camarades injustement convoqués et demande une nouvelle fois leur relaxe.