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Ceux qui le pratiquent qui en parlent le mieux ?

Que ce soit dans le cadre des instances paritaires ou le triste spectacle d'une assemblée nationale ou d'un sénat vide, on ne peut que constater un fort absentéisme des élus politiques. Comble de l'ironie, ce sont ces mêmes élus qui viennent de voter un amendement dans le Projet de Loi de Finances (PLF) et qui s'attaque à l'absentéisme... des agents.

Les députés ont ainsi renforcé les moyens, dont disposent les collectivités pour contrôler les arrêts de travail des agents. C’est l’objet de l’amendement n°II-475 (rect) au PLF pour 2017 déposé par le gouvernement et adopté jeudi 10 novembre 2016 en séance publique».

L’amendement propose également de « renforcer la politique de contrôle des arrêts de travail qui relève déjà des employeurs publics», faisant suite à la suppression de la journée de carence en 2014.

Pour ce faire, l’Etat prévoit «d’améliorer l’efficacité du contrôle médical en permettant aux employeurs publics de recourir, en plus des médecins agréés par l’administration, aux médecins-conseils des échelons locaux du service médical de l’assurance maladie et à l’ensemble des médecins ».

Le gouvernement note aussi que « le cumul par certains fonctionnaires de leurs fonctions avec une autre activité peut être l’une des sources de l’absence... Les employeurs peuvent ainsi, par l’adoption de cet amendement, «solliciter des agents des informations afin d’exercer le contrôle du respect des obligations en matière de cumul ».

Toutes ces méthodes de contrôle des agents ne visent qu’à agir sur les conséquences et non sur les causes. C’est dans l’amélioration des conditions de travail des agents, l’arrêt des suppressions de postes, la fin de la prolongation des carrières que se situent les remèdes qui éviteront l’accroissement des absences. Les agents sont de plus en plus placés dans une situation critique dans l’exercice de leurs missions et ce dans bon nombre de services dans la Fonction publique.