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Feuille de route ou feuille de déroute ?

Chaque agent de la collectivité a été destinataire de la feuille de route concernant la vision et l'avenir du service public version élus de l'EUROMÉTROPOLE.

Reconnaissons au moins un mérite à ce document, c'est celui de dévoiler clairement dans quel état d'esprit évoluent les élus et la Direction Générale.

Pour le reste: chacun sera à même de juger par lui même.

La CGT a fait une lecture attentive de ce condensé d'intentions mais aussi d'actions déjà engagées et a fermement exprimé son total désaccord avec le contenu de ce document lors de la réunion agenda social du 12 octobre dernier. (Vous trouverez à l'intérieur de ce tract, l'analyse de la CGT sur le contenu du document qui vous a été envoyé par les élus).

La CGT condamne une attaque sans précédent contre le service public, l'emploi public et les conditions de travail des agents.

La CGT dénonce également une forme à peine voilée de cynisme lorsque "cette feuille de route " prétend se fixer pour objectif l'amélioration des conditions de travail en même temps qu'elle détaille précisément TOUS les moyens avec lesquels elles seront laminées.

Devant l'ampleur de ce plan de démantèlement de nos services et de nos conditions de travail, la CGT a écrit il y a deux semaines à l'ensemble des syndicats représentés à l'EUROMÉTROPOLE pour tenter de trouver des réponses communes à ce plan de casse et de bradage du service public aux entreprises privées.

La CFDT, la FA-FPT et la CFTC nous ont d'ores et déjà fait part de leur accord et de leur volonté d'aborder ensemble cette situation.

Dire que la situation est préoccupante serait un doux euphémisme...L'attaque est sans précédent. Les objectifs de la politique des élus clairement mise sur la table. 54% des suppressions de postes sont prévus par le biais des privatisations.

Les moyens déployés par la Direction Générale sont également sans précédent. Elle a clairement expliqué aux agents, dans un récent courrier, qu'elle avait décidé sous couvert d'une forme de "démocratie participative " de s'adresser directement à eux pour les amener à "partager" les objectifs de son plan.

C'est un peu comme si on demandait aux bœufs de l'abattoir, de participer à la chaîne qui les conduit.

Isoler et individualiser les agents de la collectivité, pour les couper de leurs syndicats. Tuant ainsi dans l'œuf toute velléité de réponse collective est sans aucun doute l'objectif visé.

Les élus ont déployé des moyens inégalés pour tenter de maîtriser, face aux agents, le contexte de mise en œuvre de leur politique. L’ampleur de l’attaque mérite une riposte
intersyndicale à la hauteur des
enjeux !