LA GRANDE ATTAQUE DE LA COLLECTIVITE CONTRE NOS EMPLOIS et nos conditions de travail

Les projets de la collectivité sont structurés sous trois thèmes : les chantiers articulés autour de la qualité de vie au travail, les chantiers articulés autour de l’évolution et/ ou de l’adaptation du service, les chantiers articulés autour des modes de gestion.

 I) Les chantiers articulés autour de la qualité de vie au travail.

On y trouve pêle-mêle les conditions de travail (surtout matérielles) l’accompagnement des agents dont les postes sont supprimés (autrement dits les reclassements ou redéploiements), le soutien aux cadres, le temps de travail, l’investissement immobilier.

S’il est vrai que les conditions de travail en matière de protection physique des agents ont progressé (Équipement de protection individuel-EPI, Aménagement des bureaux, sans préjuger de l’Immeuble 38RH), en matière de risques psycho-sociaux c’est beaucoup plus limité. Et à ce titre, le constat est alarmant puisque même le rapport de la médecine de travail (récemment présenté au CHSCT) ne fait aucun état du niveau des risques psychosociaux signalés par les agents.

D’ailleurs, qu’en est-il de la politique de conditions de travail en matière de risques psychosociaux ? Alors en ce domaine, on parle d’étude dans les médiathèques (depuis 2 ans !!), d’un accompagnement pour les agents victimes d’agression (où sont les comptes rendus de ces suivis au sein du CHSCT ?), la protection fonctionnelle (euh…M le DGS, c’est juste une obligation légale..),une démarche avec les usagers sur le vivre ensemble (avec la dématérialisation et le développement des démarches à distance voulu par notre collectivité, cela perd un peu de son sens…). Pour la CGT, c’est bien faible, c’est très long, et parfois il ne s’agit que de l’obligation légale de l’employeur. Ceci d’autant que la collectivité n’annonce le document unique complété que…l’année prochaine !!

Point positif : alors que les syndicats demandent depuis presque 10 ans un travail sur les causes de l’absentéisme, la collectivité annonce un chantier sur ce phénomène…ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et pour les "encadrants" il y a : la régulation d’équipe (aider les cadres à faire accepter aux agents ce qui arrive), un soutien renforcé pour conduire les changements qui doit reposer sur « l’implication et l’adhésion de l’ensemble des agents ». Pour la CGT EUROMÉTROPOLE c’est un véritable scandale des plus cyniques : pour trouver les 10% de postes, dont 54% par la privatisation, il faut l’adhésion et l’implication de toutes et tous. Bref, pour supprimer des postes, vos postes, il faut que vous soyez toutes et tous acteurs de cela !

Dans ce chapitre apparaît le chantier sur le temps de travail qui est
censé adapter l’organisation aux missions du service public alors que c'est le service public que l'on adapte à une organisation revue à la baisse (ex : mairie de quartier qui vont fermer parce qu’il faut supprimer des postes ou fermeture des WC publics!).

Il est question aussi de construire un équilibre entre vie privée et vie professionnelle des agents. Louable intention! Mais en réalité, les propositions faites actuellement aux agents (propreté, eau) c’est de travailler jusqu’à 20 ou 22h (Belle prise en compte de la vie personnelle des agents)

 

II) Les chantiers évolution et adaptation du service public.

Dans ce chapitre se succèdent quantités d’exemples de chantiers où la collectivité se prépare à travailler.

Et dans les réflexions identifiées, on retrouve : espaces verts, la médiathèque Neudorf, Collecte des déchets où sera opéré un recentrage du service complet sur la petite couronne (les autres usagers peuvent sortir leurs poubelles tout seuls) ou réflexion sur le CENTRE COMMUNAL D’ACTION SOCIALE (CCAS) (oseront-ils s’attaquer aux plus pauvres de nos concitoyens?).

Paradoxalement, on y lit aussi dans ce document que la collectivité a conscience de l’augmentation démographique et donc, de besoins de service public. Il sera donc intéressant de voir comment ce service public va s'organiser alors que pour l’instant, les ATSEM et les animateurs font cruellement défaut à la Direction de l’Enfance et de l'Education.

Intéressant de noter : 700 postes seraient conservés à la Direction de l’Education, ce qui pourrait apparaître comme positif...Malheureusement cela induit inévitablement que  500 postes sont voués à être supprimés…

Enfin la révolution numérique dont on nous parle ici est destinée à « informatiser » le plus possible les relations administration-usagers, de sorte à dégager du temps « humain », temps qui est chiffré et qui doit être économisé. Une chose est sure : le « vivre-ensemble » dans le cadre de la relation usagers- administration se traduira en réalité par une baisse les contacts humains réels !

 

III)     Les chantiers sur les modes de gestion

En clair, les études et tout ce qui a déjà été mis en œuvre pour donner nos emplois et nos activités aux sociétés privées.

La Cgt s'inscrit en faux et elle l'a dit haut et fort sur la tentative de faire croire aux agents que «la méthode de calcul serait partagée avec les partenaires sociaux » !!

NON, NI LA CGT EUROMÉTROPOLE, ni aucun autre syndicat  N’A RIEN PARTAGE DE CE CALCUL, ETABLI SEUL ET APPLIQUE de manière unilatérale POUR JUSTIFIER LA SUPPRESSION DE NOS EMPLOIS

Dans ce chapitre, il est écrit que l’économie sociale et solidaire est innovante : C’est sûr que de faire trimer des gens en grande précarité, payés au smic, sans aucune perspective de carrière, sans avantages sociaux c’est très innovant !

Par contre, on apprend qu’il est plus « pragmatique » de conserver en régie les petites stations d’épuration (pas rentable pour l’économie privée), le funéraire (idem) et l’exploitation des aires d’accueil des gens du voyage.

Autre information : la privatisation des cantines scolaires (alors que les agents de l'EUROMÉTROPOLE font partie intégrante du projet pédagogique, la collectivité fait le choix du privé, faisant du repas des enfants une simple prestation à rendre) ou encore une réflexion sur le mode de gestion du service public concernant la réouverture de la piscine de Hautepierre, ou des déchetteries, ou du stationnement payant, l’accueil du musée zoologique, les bains municipaux, sont autant de projets à l’étude.

Dans le dossier mutualisation, ce sont les fonctions d’accueil qui sont visées, l’entretien de la ville et des espaces verts, les mairies de quartier, les Centres Médico-sociaux, les astreintes, le secrétariat…

 

CONCLUSION : RIEN ne sera négocié avec les syndicats. TOUT sera imposé aux agents.

10% des postes (environ 700) sont à supprimer d’ici quelques années dont 500 postes rapidement…

54% de ces suppressions de postes correspondront aux missions bradées au secteur privé. Personne ne garantit que l'attaque portée contre le service public s'arrêtera là. Cette feuille de route ne porte que sur un horizon de 3 années. La CGT avertit ceux qui pensent qu'ils seront épargnés et que cela ne concerne que les autres. Défendre les emplois des uns aujourd'hui, c'est défendre le sien demain!