Apolline, militante CGT est passée devant le tribunal correctionnel de Strasbourg ce 15 septembre à 8h.
Son nom vient ainsi grossir la liste des militants de différentes organisations, inculpées et condamnés, suite au conflit long et dur qui oppose aujourd'hui encore plusieurs organisations syndicales et politiques au Gouvernement dans le cadre du refus à la loi travail.
Tous n'ont fait que défendre leurs droits et les griefs qui leurs sont faits relèvent tant de la peccadille qu'il aura fallu artificiellement les aggraver pour qu'ils puissent paraître crédibles.
Mais plus encore, la sévérité des jugements rendus dans l'ensemble de ces procès, contrastent étrangement avec l'impunité, ou encore la lenteur étrange de la justice, dont peuvent bénéficier certains politiques dans les affaires de corruption ou des détournements de fonds autrement plus préoccupants pour notre société.
Cet acharnement contre des militants syndicaux qui refusent de se plier au dictat du 49-3 et de l'obstination des François Hollande et Manuel Valls inquiète au plus haut point les centrales syndicales et au-delà tous les défenseurs de la liberté syndicale, d'expression et de la démocratie.
Le choix de la date du procès n'est pas un hasard non plus, puisqu'elle coïncidait avec la reprise de la mobilisation syndicale pour l'abrogation de la même loi travail.
Pour les syndicats en lutte, l'obstination à poursuivre ceux qui refusent de laisser nos libertés disparaître alors que plus de 70% de Français restent opposés à cette loi inique, s'explique par une volonté politique de réduire à néant toute contestation à la politique libérale menée par le gouvernement.
Le Gouvernement socialiste à la manœuvre crée ainsi le terreau permettant aujourd'hui à la droite la plus décomplexée de promettre au patronat, par la voix de François Fillon qu'en cas d'élection à la présidentielle, un «signal très fort » consistant à opposer la gendarmerie aux forces de résistance et autres syndicats « arc-boutés sur leurs acquis » lui sera envoyé.