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Le 14 juin à Paris...

Combattre la réforme du mensonge !

Les DNA de vendredi dernier étaient intéressantes. La parole était donnée à Manuel VALLS et ce qu'il a dit conforte la CGT dans ce qu'elle dit depuis le début du Conflit.

VALLS: Si on cédait, on ne pourrait plus réformer dans ce pays.

FAUX: Non seulement, il FAUT réformer mais en plus BIEN réformer. Et pour bien réformer, il ne faut pas imposer, mais concerter, discuter, négocier. Les réformes, ce sont les citoyens qui les vivent alors, il faut au minimum qu'on les écoute quand ils disent qu'une réforme est mauvaise et qu'ils n'en veulent pas. Là, en l'occurrence, VALLS et HOLLANDE, comme à leur habitude n'entendent ni l'opposition persistante des Français dans les sondages, ni celle des députés en passant par le 49-3, ni même celle qui émane de leur propre parti.

VALLS: Nous avons conclu un compromis solide avec les syndicats réformistes, la CFDT, l’UNSA, la CFTC, la CFE-CGC et la Fage.

Sauf que les choses ne sont pas aussi simples que cela...Tout d'abord car il oublie de dire que la CFE-CGC est elle aussi opposée à ce texte et qu'elle réclame sa réécriture. Il oublie aussi de dire qu'à l'intérieur de la CFDT la colère gronde et des fédérations entières sont opposées à la loi travail.

Il oublie aussi que les syndicats qui luttent sont majoritaires.

VALLS: Les syndicats dans la rue ne seraient pas majoritaires et explique que: "Dans la rue, c’est surtout la CGT qui est présente".

Nous remercions VALLS d'avoir apprécié à sa juste valeur la capacité de mobilisation de la CGT, mais nous comprenons fort bien que cette sortie ne vise en fait qu’à tenter de l'isoler par rapport aux autres organisations présentes dans ce mouvement.

Ce qui est intéressant aussi c'est de mesurer le grand écart de langage de VALLS. Au début du conflit il affirme que ce n'est pas à la RUE de faire la loi...mais quand çà l'arrange, la représentativité des syndicats ne s'exprimerait pas dans les urnes mais dans la rue...Ca VALSE dur dans la tête du premier ministre.

VALLS: Dans l'aviation civile ou chez les intermittents du spectacle la CGT a signé des accords avec le gouvernement, donc il est possible de signer avec la CGT...

Eh oui! qui dit le contraire? Quand un accord est bon, la CGT le signe. Quand il est mauvais on demande d'en rediscuter. Dans la loi travail, c'est justement le refus d'en rediscuter qui caractérise la position du Gouvernement.

VALLS: « Avec les Français. Si nous ne sommes pas au deuxième tour, ils auront le choix entre l’extrême droite du repli et une droite qui veut supprimer 300 000 fonctionnaires, économiser 100 milliards au détriment de l’école et de la sécurité. »

Quel chantage odieux! Quelle formidable lâcheté qui consiste à rejeter sur les français et surtout sur ceux qui conteste sa politique, le risque de voir le FN au deuxième tour des élections présidentielles.

Et s'il disait que sa cote de popularité et celle de HOLLANDE est surtout le résultat de leurs mensonges. De leur politique de droite, alors qu'ils avaient promis de gouverner à gauche?

Il faudrait donc, pour éviter le pire, toujours accepter de voir reculer notre modèle de société?

Jusqu'à arriver au pire? Mais ils appliquent déjà la politique du pire... Que ceux qui ont cassé TOUS les repères des Français assument. Ce ne sont pas les victimes qu'il faut désigner comme coupables!