Lorsque la CGT disait que TOUS les agents de l'Euro-métropole seraient concernés par la politique de casse du service public, elle ne divaguait pas !
Depuis plusieurs mois, les conditions de travail de nos collègues policiers municipaux se sont détériorées dans un contexte national difficile (VIGIPIRATE), et au sein de la collectivité, dans un cadre d'économies drastiques.
C'est dans ce contexte tendu que la CGT a demandé une rencontre avec Mme GUNTHER-SAES, Directrice Générale Adjointe en charge de la Sécurité, afin de lui exprimer le mal être grandissant des agents, l’organisation chaotique du service et le manque de visibilité sur les orientations professionnelles.
Notre intervention visait à pointer des dysfonctionnements graves, de nature à mettre les agents de la PMS en insécurité.
En effet, chargés de veiller à la sécurisation de manifestations telles que l'illumination de la Cathédrale ou le feu d'artifice du 14 Juillet, la sécurité des policiers municipaux n'était pas pleinement assurée, certains agents étant postés seuls en mission statique, au dé-triment de règles évidentes de sécurité.
Comment peuvent-ils assurer la sécurité de leurs con-citoyens, veiller au bon ordre, si dans le même temps, leur propre sécurité n'est pas assurée ?
La direction de service a été sensible à ces arguments et ces dispositifs ont été modifiés afin que ces festivités se déroulent dans les meilleures conditions pour tous.
Des aménagements ont été apportés notamment pour le feu d'artifice du 14 juillet où les policiers municipaux de nuit ont pris leur service plus tôt afin que les postes statiques les plus exposés soient doublés et que leur mission de service public puisse se dérouler dans de meilleures conditions.
Pour le feu d'artifice du 14 juillet, 74 policiers municipaux étaient de service (soit 1 sur 2) et ce, en pleine période de congés.
La CGT voit dans ce signe de solidarité entre agents des raisons d'espérer contrairement aux idées reçues au sein de la Collectivité. La bonne volonté des agents ne suffira pas toujours à cacher la politique d'austérité orchestrée par les élus et la colère gronde, tant les effectifs sont à flux tendus.