Surtout c'est si rare... Souad El Maysour, adjointe démissionnaire du maire de Strasbourg, a pris la peine d'écrire aux agents de la culture, lourd dossier qu'elle avait en charge.
Nous vous laissons découvrir intégralement ce qu'elle écrit et nous estimons que c'est beau et qu'il s'agit d'une vraie reconnaissance du travail et du dévouement des agents.
Sans doute, d'autres élus dans cette équipe municipale partagent-ils la même admiration pour le travail des agents de l'EMS? Alors il serait vraiment dommage d'attendre qu'ils soient démissionnaires ou dé-missionnés pour le faire savoir:
Bonjour,
Pour des raisons liées à des désaccords politiques et de gouvernance, j’ai pris la décision de démis-sionner de mes mandats et de rester fidèle à mes principes et à mes engagements.
Je voulais vous adresser ces quelques mots pour vous remercier à l’occasion de mon départ. Je quitte en effet mes fonctions enrichie de notre collaboration, de tous ces moments passés à vos côtés à dé-fendre une vision de la culture et de la lecture publique, de nos réalisations et de nos succès communs. J’ai eu le plaisir durant toute cette période, d’œuvrer pour que la place de l’art et de la culture soit au service des citoyens.
Mais c'est aussi votre engagement quotidien et votre conviction au service des citoyens qui m’ont por-tée jusqu’à ce jour. C'est vous, les " travailleurs dans l'ombre", vous qui êtes toujours restés investis et motivés malgré les tumultes politiques qui m’avez donné l’énergie, l’envie et la force d’aller toujours de l’avant. Celle aussi de défendre des projets ambitieux pour Strasbourg et l’Eurométropole, ainsi qu’une certaine vision de la culture.
Je vous souhaite de continuer à déployer cette belle énergie ainsi que tous vos talents au service de nos concitoyens.
A vous toutes et vous tous, je tiens à vous dire un immense « merci ». Souad El Maysour
« Ma conception de la liberté ne repose que sur la conviction que chaque être humain en tant qu’être pensant peut réfléchir aussi bien que moi et peut former son propre jugement s’il le veut. Ce que je ne sais pas c’est comment faire naître ce désir en lui. » Hannah Arendt, La crise de la culture.