Fonctionnement

Vidéos

Journée de « solidarité » Déclaration CGT au CT du 19 avril

 

La collectivité a décidé de mettre en place la journée de solidarité. A l’appui de ce choix, la collectivité invoque la mise en conformité avec la Loi et la délibération sur le temps de travail.

Naturellement, derrière cela il y a la CRC, force de Loi pour la collectivité.

Tout d’abord, la CGT n’est pas opposée au principe de solidarité, bien au contraire. Mais il est à noter qu’aucun gouvernement n’a pu démontrer l’efficacité du système, notamment vis à vis des personnes qui auraient dû en bénéficier

A l’EMS, depuis un an et demi, vous nous expliquez que les choix de vos coreligionnaires gouvernementaux, que vous partagez, seraient appliqués ici, à Strasbourg. Ainsi la baisse de dotations conduit la nouvelle équipe eurométropolitaine à sabrer dans le budget de fonctionnement dont la première variable d’ajustement est le personnel. Alors, à force de suppression de postes et de réorganisations de service et autres mesures destinées à réaliser votre objectif, il était également question d’améliorer les conditions de travail des agents.

Depuis, une expertise a mis à mal toute une organisation de service (DEE), les sanctions pleuvent, les dossiers de mises à la retraite d’office pour inaptitude totale de fonctions se multiplient. On est loin d’avoir commencé à travailler sur les conditions de travail des agents ! Preuve en est les années de retard au niveau DU ou prévention des RPS ! Les conditions de travail et la santé des agents en sont altérées.

Par contre, partout où vous avez lancé vos GRANDS chantiers, les charges de travail augmentent, les plannings changent sans même aucune étude d’impact réelle sur les conditions de travail, les missions s’additionnent pour certains agents, changent totalement pour d’autres.

La CGT EMS aurait vu la décision politique d’accorder cette journée aux agents sous forme de journée du maire par exemple, comme une vraie preuve de reconnaissance des efforts demandés et supportés par les agents de la collectivité, et la preuve d’un vrai courage politique dans la gestion du personnel. Elle aurait aussi marqué pour les agents, votre engagement par rapport à leurs conditions de travail, beaucoup plus que le bâtiment AXA (où on va affecter 420 agents contre les 320 initialement prévus, dans des espaces ouverts dont les agents ne veulent pas !)

Au lieu de cela, vous décidez de mettre les agents au travail une journée de plus par an, laissant entendre que les salariés ne travailleraient pas assez alors que la totalité de l’effort repose sur eux. Les élus de votre sensibilité politique ont sans doute pu mesurer lors des derniers scrutins toute la réticence de la population à ces politiques d’austérité. En tirer ou non les conséquences est par contre une responsabilité qui vous appartient.

Votre décision ne fera que conforter l’opinion savamment entretenue par les gouvernements successifs et selon laquelle les fonctionnaires ne travailleraient pas assez. C’est cette opinion que l’équipe précédente, dont certains membres sont encore là actuellement, avait laissé germer allègrement au sein des strasbourgeois lorsque le rapport de la CRC était paru dans les DNA, sans réagir pendant plus de 15 jours ! D’ailleurs, en parlant de légalité, nous sommes toujours, 3 ans après, en attente d’explications sur l’existence et les conditions d’attribution de certaines primes versées illégalement.

Nous estimons que le principe de la libre administration des collectivités pouvait, si vous le souhaitiez, vous permettre en n’appliquant pas cette mesure, de reconnaitre la valeur, les efforts et le travail des agents. D’autres élus locaux de même sensibilité ont fait ce choix….. et nous le saluons.

En conséquence, la CGT EMS vous demande de revenir sur votre décision et ainsi, de reconnaitre positivement la valeur et le travail des agents.