Le 29 mars dernier la CGT a écrit à l'administration, photographies à l'appui. Face au constat d'une poussière inquiétante constatée sur ce site, la présence d'amiante pourrait en effet
être avérée à cause du calfeutrage des tuyaux délabrés.
On imagine l'inquiétude des agents... D'où l'initiative de la CGT.
C'est le premier avril et ce n'est pas une blague qu'il nous a été répondu: "Le diagnostic effectué aux Bains Municipaux s’inscrit dans la procédure habituelle comme avant tout travaux. Nous allons nous rapprocher de la Direction de la Construction pour vous apporter des éléments de réponse dans les meilleurs délais"… Réponse sans empressement, somme toute très "administrative". Mais qui ne peut en aucun cas être considérée comme rassurante par la CGT.
Cela nous rappelle l'époque où la CGT avait soupçonné la présence d'amiante dans les plafonds des ateliers de PVA et qu'il nous avait été répondu avec autant de suffisance qu'il n'en était rien. La CGT avait donc fait procéder elle même à des analyses et il a fallu se rendre à l'évidence qu'il s'agissait bien d'amiante et de sa forme la plus cancérigène.
Alors on fait quoi maintenant? On laisse les agents et le public fréquenter ces lieux, sans s'assurer de la qualité de l'air respiré? Et si la personne qui nous a répondu, transférait son ordinateur et son bureau au BV pour travailler?
Sans doute sa perception de l'urgence en serait elle modifiée.