Démission de ce Gouvernement ?

Après ce qui vient de se passer, personne, ne pourra dire : « je ne savais pas »… Le 31 mars prochain, conjuguons nos colères !!!

Le gouvernement a d’abord roulé dans la farine les syndicats « réformistes » en leur vendant un projet de loi « équilibré » !! Le 

Gouvernement, a ensuite démontré sa conception du « dialogue social » et son mépris du monde du travail.

Récapitulons un peu pour comprendre :

Acte 1) Myriam El Khomri présente son projet et explique clairement que, s’il ne passait pas en l’état, le 49-3 serait utilisé pour un passage en force.

Acte 2) Pour enfoncer le clou le premier ministre Manuel Valls, très sûr de lui, affirme que RIEN ne serait modifié et qu’il irait jusqu’au bout.

Acte 3) La CGT invite l’ensemble des syndicats à une intersyndicale à son siège de Montreuil, pour organiser une riposte unitaire des syndicats. Seuls FO, SUD et FSU répondront favorablement à cette demande. La date retenue est le 31mars.

Acte 4) La jeunesse, révoltée, appelle à une manifestation de masse le 9 mars, le 31 lui semblant trop éloigné. La CGT, FO, la FSU et SUD se rallient à ce mouvement.

Acte 5) Le 9 mars, ce sont plus de 500 000 manifestants qui défileront dans les villes de France. Personne de sérieux n’ose contester le succès de cette manifestation.

Acte 6) Dès le lendemain, le ton change : Valls, embarrassé, explique qu’il n’est plus question d’imposer, que la colère doit être entendue et que le texte est amendable.

Acte 7) Le 12 mars, les syndicats dits « réformistes » -qui n’ont pas appelé à l’action le 9 ni le 31 mars- appellent timidement à des rassemblements le 12 mars pour demander, non le retrait du texte, mais quelques modifications. Ils  rassembleront au plus 500 personnes à Paris. Un bide, un désaveu cinglant même de la part de militants CFDT, qui à RENNES, sont venus avec une banderole CFDT « C’est Fini De Trahir ».

Acte 8) Le 14 mars l’ensemble des syndicats est invité à discuter avec le Gouvernement. Les propositions faites ne sont que des aménagements mineurs du projet, sans réelles portées par rapport à tout ce qu’il implique de négatif pour le monde du travail. A la sortie, les syndicats « réformistes » se disent satisfaits et donnent leur aval à ce texte rétrograde et dangereux. Les autres syndicats, CGT en tête, refusent une telle compromission et appellent à amplifier l’action dès le 31 mars.

Acte 9) Dès le lendemain de l’accord Gouvernement/Réformistes, Manuel VALLS, Myriam El Khomri et Emmanuel Macron passent de plateau en plateau de télévision, pour assurer le service après vente de cet accord.

Acte 10) Les organisations de jeunesse appellent à se mobiliser le 17 mars et le 31 mars, la CGT soutient ces mouvements.

Acte 11) Le 16 mars Emmanuel Macron, qui, deux jours avant assurait le SAV de la loi, plaide à Cannes pour la réintroduction de mesures écartées dans l’avant-projet de loi. Il dit : «  je pense qu’on peut faire mieux, plus loin, plus fort et que c’est faisable ». Il compte donc sur le débat parlementaire pour faire revenir le texte à son état initial « Le Parlement n’a pas à s’interdire des choses, par exemple sur l’apprentissage, insiste-t-il. Il faut respecter la rue, il faut respecter les partenaires sociaux, mais c’est le Parlement qui écrit la loi ».

Autrement dit, les syndicats « réformistes » ont bel et bien été roulés dans la farine. Le Gouvernement voulait un accord pour casser le mouvement social en train de se construire… Mais après, ses véritables intentions sont mises sur la table : La casse du code du travail.

Et ce ne sera une surprise pour personne que la volonté de ce Gouvernement soit en totale résonnance avec le parti de Sarko, « Les Républicains ». A Strasbourg, un de ses ténors, Hervé Mariton a déclaré : «  Ce qu’il faut, c’est supprimer le code du travail, la durée du travail, les congés, la représentation du personnel, cela doit se négocier dans l’entreprise. » « Il ne doit rester qu’un code résiduel pour ceux qui n’y arrivent pas ».

Ce Gouvernement a menti. Il doit démissionner. Ceux qui l’ont soutenus doivent eux en tirer les conséquences.