Et nous là-dedans ?

On entend comme une rengaine, partout dans nos services, ateliers, bureaux: "ras le bol de cette politique qui ne profite qu'aux plus riches".

Mieux encore: "ce qu'il faudrait c'est un nouveau mai 68"... Oui bien sûr, c'est sans doute légitime de dire ce genre de choses avec ce que nous vivons toutes et tous...

On peut très bien, sans risque de se tromper, interpréter toutes ces paroles très fortes et sans aucun doute sincères, comme une volonté de vivre prochainement un grand coup de balai dans ce monde politique renfermé, qui ne se renouvelle pas, qui vit en autarcie, loin de nos misères quotidiennes. Qu'il soit d'ailleurs de droite comme de (mais ose t'on encore utiliser ce terme?) d'une gauche qui a trahi sa base, ou d'une extrême droite aveuglée par la  haine, et le repli sur soi.

Ce à quoi chacun aspire au fond, c'est d'assister à un renouveau politique, à l'inhalation d'un grand bol d'oxygène solidaire, démocratique.

Fini la rengaine du "c'est pas possible", ou du "soyez réalistes"

Ce dont nous avons besoin c'est d'un rêve commun à construire, d'une vie meilleure pour nos enfants, dans la paix, dans l'humanité, dans la fraternité.

Le 9 mars, dans la rue, aux côtés d'une jeunesse qui ne veut pas être condamnée avant d'avoir vécu, ou de se résigner avant d'avoir tenté "autre chose", nous avons toutes et tous l'opportunité de bousculer l'ordre établi.

Des moments aussi intenses et forts dans l’histoire, il en existe peu.

Des moments où toutes les générations confondues, exigent de passer à autre chose...

Des moments où ensemble l'envie de bâtir un autre avenir nous semble plus forte que tout.

Nous sommes à cette croisée des chemins.

Le 9 mars peut en être le facteur déclencheur...

Saurons-nous collectivement ne pas rater cette occasion là?