Au sein des instances paritaires (CTP, CHSCT, CAP) Robert GROSSMANN voulait nous faire taire… Robert HERRMANN, il faut lui reconnaître ce mérite, a assuré sa fonction de Président avec rigueur et sérieux. La CGT n’a pas souvent été en accord avec sa politique mais l’occasion pour chaque partie de se
positionner et de débattre était réelle.
Il nous est très difficile d’évaluer Alain FONTANEL, le nouveau président du désormais CT (qui remplace le CTP) et qui est également président du CHSCT et des CAP. En effet, en CT, en CAP ou en CHSCT, le président quitte les séances en cours, laissant les organisations syndicales face à l’Administration seule, ou accompagnée de quelques élus politiques parfois désorientés n’ayant pas toujours de mandat clair pour traiter des dossiers importants.
A quoi bon, dans ces conditions, continuer à lire nos déclarations ? A quoi bon réunir ces instances ?
On pourrait bientôt envoyer nos déclarations directement à l’Administration par mail de manière à ce qu’elle les transforme en procès-verbal ?… Peut-être même les envoyer directement aux élus… pour qu’ils puissent les classer… verticalement ?
Le choix de se donner les moyens de faire vivre un vrai dialogue social appartient au premier adjoint en charge des affaires du personnel et président de ces instances. Mais pas seulement : des milliers d’agents ont pris part au scrutin du 4 décembre dernier et ce n’est certainement pas pour se voir ainsi confisquer leur droit d’expression.
La CGT demande aux élus de se ressaisir, d’accepter le principe du débat et de l’échange… Même si (et cela nous pouvons le comprendre) ce que les représentants du personnel disent ne leur plait pas forcément.