Remettre les pendules à l’heure !

Juste avant la mobilisation pour la hausse des salaires du 26 janvier dernier, la CFDT a cru bon de sortir un tract, repris dans « Le Lien » pour le moins… démobilisateur.

Faire croire aux agents que la CFDT serait seule à pouvoir revendiquer les acquis des négociations PPCR est une aberration.

La CGT, forte de son poids de première organisation syndicale de la Fonction
Publique, a fortement œuvré durant les négociations pour aboutir aux avancées contenues dans le protocole et il serait malhonnête de ne pas en tenir compte.

C’est le cas pour les revalorisations de grille, les conversions d’une petite part des primes en points d’indice, le passage en catégorie A de la filière médico-sociale, le plan d’actions visant à garantir l’égalité professionnelle femmes/hommes, des 3 grades au lieu de 4 dans la catégorie C, la garantie de dérouler deux grades sur une carrière complète, de l’engagement de revaloriser les carrières des agents de maîtrise.

Ces mesures positives pour laquelle la CGT a mouillé la chemise, sont pour autant largement insuffisantes.

Les principales mesures du protocole ne sont envisagées qu’à partir de 2017, certaines étant même programmées pour n’entrer en application qu’en 2018, 2019 ou 2020, engageant ainsi le prochain gouvernement dont l’orientation politique est pour le moins incertaine. Le gouvernement aurait dû pleinement s’engager sur la mandature actuelle. Et si certains syndicats acceptent un calendrier plus qu’hypothétique, libre à eux. Mais la CGT n’accepte pas de signer des chèques en blanc !

Plusieurs engagements sont trop diffus et leur application n’est pas datée. Il en va ainsi par exemple de la revalorisation statutaire des agents de maîtrise, renvoyée à un futur groupe de travail dans des conditions non définies. La suppression de l’avancement d’échelon à la durée minimale conduira à un ralentissement des déroulements de carrière.

La garantie de dérouler au moins deux grades entièrement sur une carrière complète – qui, potentiellement, constitue une avancée importante - est articulée à la détermination par décret de ratios nationaux promus-promouvables selon des modalités qui demeurent inconnues. La CGT avait demandé que cette garantie soit transcrite dans une loi et n’a pas été entendue sur ce point.

La CGT réaffirme la priorité absolue qui doit être donnée à l’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice, augmentation sans laquelle toute réforme des carrières et des parcours professionnels est vouée à l’échec.

Et si certains renoncent, nous ne cesserons pas de nous battre pour cela !