CGT et CFDT ont, au mois de décembre dernier, interpellé l'ensemble des élus de l'Eurométropole par un long message dans lequel elles dénonçaient le démantèlement de ce formidable outil du service public que sont les toilettes publiques de la Ville. Très peu de réactions des élus en vérité.
Pourtant le constat que nous avons dressé est alarmiste. La volonté de casser ce service public est flagrante. Alors que la ponction sur les effectifs exigée par les élus est d’environ 10% pour l'ensemble des services de l'EMS, les "Toilettes publiques" devront rendre 50% des postes.
Ce manque d'effectif sera si criant qu'il faudra, selon nous, envisager l'intervention des régies de quartier pour remplacer les agents de notre collectivité, lorsqu'ils seront en congés. C'est inacceptable!
Avec un tel coup porté à ce service, la fermeture des toilettes de la place d'Austerlitz que nous avons combattue, ne sera pas une exception.
Il faut que chacune et chacun prenne la mesure de l'ampleur de cette attaque contre le service public.
La CGT et la CFDT remettront dès le 21 janvier prochain aux élus, lors de la réunion de l'agenda social deux pétitions concernant ce dossier. L'une contestant ce projet et qui contient 100% des signatures des préposés au WC publics, l'autre signée par de nombreux usagers et parmi eux la quasi totalité des commerçant riverains de la place d'Austerlitz.
La CGT n'accepte pas et n'acceptera jamais que notre service public soit ainsi bradé au nom de considérations purement économiques.
Notre lutte continue. Qu'en disent tous les élus qui ont lu notre courrier et qui n'ont à cette heure toujours pas pris position sur cette importante question?
Ont-ils peur que leur prise de position nuise à leur carrière politique?
A cela nous répondrons que les silences gênés et les fuites en avant peuvent être jugés tout aussi coupables par leurs concitoyens...