En ce début d’année le bilan des centres médicaux sociaux n’est pas facile à faire, du fait de maux récurrents dont personne ne semble avoir véritablement cure : Une surcharge de
travail structurelle, une évolution constante et une complexification des dispositifs d’aide, des usagers de plus en plus désespérés face à une situation sociale qui ne cesse de se détériorer,
Pourquoi dans ce contexte constatons nous un management qui pour certains adjoints et responsable d’UT s’éloigne de plus en plus du travail social : des prescriptions arbitraires qui nuisent à la qualité du travail, une méconnaissance du travail social réel, de l’autoritarisme, de l’ingérence dans les agendas, un non respect des rendez vous privés, une communication plus que sommaire basée sur l'apposition de post-its, une répartition arbitraire et inégale de la charge de travail, un contrôle omniprésent sans collaboration.
Bref... un management inéquitable …au point que dans différents CMS, les agents disent « nous travaillons mieux quand les chefs ne sont pas là ! »
Cela crée de la souffrance : plusieurs agents disent être affectés d’un fort sentiment d’incompréhension, d’injustice, le travail qui ne sort pas de la tête, qui obsède, un sentiment de précarisation, de forte remise en question, une atteinte à l’estime de soi, de l’irritabilité, des problèmes de sommeil, de l’angoisse massive et omniprésente, une altération de la qualité du travail, une impossibilité de se projeter dans l’avenir…
Pourquoi dans ce contexte, certains adjoints d’UT mis dans des situations de travail impossibles, s’en prennent aux agents au point où des travailleurs sociaux voient leur santé affectée et souffrent d’un fort sentiment de harcèlement et d’injustice ? Pourquoi tant d’acharnement et de larmes plutôt que de chercher à travailler ensemble dans le respect mutuel ? Sans respect du travail de l’autre, le management est au service d’un rapport de force, dont le service public est le grand perdant.
Ce dont les travailleurs sociaux doivent être certains, c’est ce que l’on fait un jour à l’un d’entre eux, vaut pour la hiérarchie autorisation de le refaire à n’importe lequel d’entre eux.
La solidarité des personnels dans le travail au quotidien serait sans doute le meilleur remède contre la souffrance au travail.
Faudra-t-il, comme à la DEE, engager une expertise CHSCT dans ce service pour qu'élus et chefs de services ouvrent enfin les yeux sur une situation qui ne cesse de se dégrader?