On pourrait commenter longuement le séisme qui vient de se passer. Mais à quoi bon, tous les journaux, tous les médias s'y consacrent déjà et vont prolonger
l'exercice quelques semaines encore et après...plus RIEN. Comme d'habitude. Fallait-il que MASSERET se retire ou pas? Fallait-il ou non en appeler au front républicain ?
Une manière comme une autre de noyer le poisson, de ne pas aborder ce qui gène, ce qui dérange.
Car au fond, aborder les choses sous cet angle c'est faire face à l'urgence, à l'émotion, être sur la défensive, tenter de traiter par le "curatif" ce qu'on n’a pas voulu traiter par le préventif.
Certains seront à nouveau tentés de considérer qu'il s'agit d'un vote de contestation destiné à attirer l'attention de nos politiques sur une exaspération populaire... la politique de l'autruche en somme.
Cela a sans doute été vrai à un moment de notre histoire et les analystes avaient sans doute raison à l'époque de relever la chose.
Mais aujourd'hui, c'est à un vote de rejet auquel nous assistons, à un vote de disqualification de la classe politique dans son ensemble.
Et ce vote, on le retrouve partout en Europe.
Et SYRIZA et PODEMOS nous direz-vous???
C'est la gauche, pas l'extrême droite...
Oui mais en Espagne ou en Grèce l'expérience acquise dans le sang à l'époque des dictatures d'extrême droite des "colonels" à Franco a laissé des plaies béantes...le rejet s'y est donc exprimé autrement. Mais au fond, il est de même nature.
Il est le même partout. Les gens en ont assez de serrer la ceinture pendant qu'une minorité se goinfre et que les gouvernements et l'Europe applaudissent.
La perte des repères politiques, les gouvernances d'intérêts supérieurs ont mené à la perte de confiance dans les politiques.
Le vote FN représente un besoin pour ceux qui souffrent d'identifier une perspective, même si elle est en trompe l'œil, même si c'est une fausse route qui mène au précipice.
Une seule voie reste possible pour éviter le pire, mettre fin aux politiques d'austérité !