Rester debout et dignes !

129 vies fauchées, des personnes blessées et traumatisées par centaines, en plein PARIS, par la bêtise, l'ignorance, l'intolérance qui mènent à la barbarie la plus sanguinaire.

Ceux qui se réclament "combattants" ne méritent au mieux que le nom de lâches. Ils pensaient par leur geste absurde et atroce vaincre notre démocratie...ils n'auront réussi qu'à indigner et révolter l'humanité entière.

Car n'oublions pas que la France n'est pas seule à avoir été touchée par ces assassins qu'on imagine revenu d'un autre siècle.

A Bamako le 20 novembre, à Beyrouth le 12 novembre, à Ankara, le 10 octobre dernier, mais aussi à Sousse en mars, ils avaient déjà frappé dans des quartiers populaires, très fréquentés. Les victimes sont de toutes nationalités, de toutes les couleurs, de toutes religions.

La CGT est révoltée, écœurée, mais reste lucide et combative.

Elle n'accepte ni cette barbarie aveugle, ni l'intolérance et la haine qui conduisent certains à désigner comme coupables les réfugiés en France et en Europe. Le droit d’asile doit être pleinement respecté en France et en Europe. C'est justement cette ouverture d'esprit, cet intérêt pour ceux qui souffrent qui nous distingue des êtres primitifs tels que ceux qui se sont rendus coupables de ces attentats.

La CGT reste également vigilante face à toutes les tentations, qui pourraient, dans cet état de choc, mettre à mal nos libertés et nos droits.

Le combat qui est engagé contre la barbarie et la haine va demander à chacune et chacun d'entre nous un effort immense.

Se battre n'est pas succomber à la haine, ni aux peurs irrationnelles.

Se battre courageusement exclut d'office tout besoin de recourir à des boucs émissaires.

Se battre efficacement demande une analyse pertinente des situations, des enjeux et la conviction que nous sommes toutes et tous des citoyens du monde.

« il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est abolir la guerre économique, le désordre de la société présente ».

Jean Jaurès