La CGT dit NON aux élus !

Lors du dernier CT, les élus et la Direction Générale nous ont fait part de leur projet de confier au Centre de Gestion (CDG67) une partie des missions Ressources Humaines. Ils

s'appuient pour cela sur l’article 23 de la Loi de 84 portant statut de la Fonction Publique, modifiée par la loi de 2012. Les missions externalisables au titre de cette disposition sont, outre les secrétariats : la mobilité, les recrutements, l'assistance juridique, l'aide au calcul des droits à la retraite, l'assistance en cas de recours administratif préalable…

Mais attention, cet article ouvre une option, et non une obligation, d’adhésion. Il est important de le savoir. En effet, si la collectivité le souhaitait, elle pourrait tout aussi bien choisir de réaliser ces missions en interne. Par contre, l’article 23 précise clairement que l’adhésion est totale sans que la collectivité puisse choisir parmi les prestations. Il s'agit d'un package complet... C'est tout ou rien !

Aujourd'hui les élus nous disent qu'ils ne donnent compétence au Centre de Gestion "que" pour les secrétariats des commissions de réforme et des comités médicaux, mais comment accorder encore de la confiance à de telles promesses, après tous les mauvais coups portés au personnel ces derniers mois ?

Pour la CGT, les élus tentent de faire entrer le loup dans la bergerie. Une fois ce premier pas opéré, les élus auront beau jeu de donner compétence totale au Centre de Gestion pour l'ensemble du "package".

C’est une attaque à peine dissimulée contre les agents de la DRH, attaque identique à celle que vivent des dizaines d’autres agents au sein de la collectivité, et qui conduit petit à petit à se débarrasser des missions, sous couverts d’économies faites sur le dos des agents.

La CGT s’est farouchement opposée à ce projet et a voté contre au Comité Technique.