CONSTATONS, LA CASSE DE NOS SERVICES
La CGT EMS suit au quotidien la presse régionale...et plus particulièrement les pages réservées aux annonces officielles.
Ceux qui savent lire entre les lignes comprennent au travers des appels d'offre qui y sont fait, où nous emmènent les élus et la Direction Générale.
Dans les DNA du 27 octobre dernier on trouve ainsi:
Un appel à candidature pour le nettoyage des structures d'hébergement d'urgence des CCAS (Remparts, Kiener, Paul Janet). La preuve que c'est bien TOUT l'entretien de la collectivité qui est
dans le collimateur des élus et pas seulement à la DEE. La privatisation continue allègrement son chemin...
Il nous est souvent dit que ce sont des raisons économiques qui obligent les élus à faire ces choix là...mais dans le même journal, une autre annonce peut nous amener à nourrir quelques doutes :
Il s'agit de l'animation et de l'accompagnement des Conseil de quartiers et des Conseils citoyens. Les deux missions soumises à la concurrence représentent une dépense globale de 680 000 € payée par la Ville de Strasbourg. Loin d'être négligeable tout de même non?
Et toujours dans le même registre des études diverses, portant sur des questions comme les études multimodales à l'échelle de la commune ou encore des études multimodales de déplacements
concernant le vélo et la marche à pied ou encore des études d'amélioration de l'efficacité et de restructuration du réseau bus.
En clair, plus on déglingue nos propres services à l'EMS, plus la nécessité d'avoir recours au privé semble incontournable.
A l'inverse la CGT en conclut qu'en renforçant les services et les effectifs à l'EMS, on peut faire l'économie du recours systématique au privé et assurer, avec toute la maîtrise qu'il convient, un service
public de qualité.