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Cri de colère d'un syndicaliste CGT du Bas-Rhin

Dans une Tribune parue dans Libération la semaine dernière, un psychologue de l'hôpital de Mulhouse crie sa révolte contre celles et ceux qui ont détruit le système de santé au nom des restrictions budgétaires : « une fois la pandémie passée, ceux-là mêmes rendront des comptes ».
J’espère qu’une fois la crise du COVID passée, chacun.e prendra conscience que si tout le monde était descendu dans la rue en temps et en heure avec les soignant.es nous n’en serions pas là.
Cela fait plus d’un an que nous nous battons avec la CGT dans les hôpitaux, que des chefs de service démissionnent, que des infirmières se suicident…tout ça dans l’indifférence générale. Des mois à manifester avec les Gilets Jaunes pour plus de justice sociale ou pour défendre les retraites sans que personne n’applaudisse à 20h. Pendant ces années, les journalistes et leurs experts répétaient à l’envie que nous étions ringards, dépassés, archaïques…voir qu’on ruinait la France !
Espérons que cette crise épidémique serve à quelque chose : ce n’est pas aux financiers, aux actionnaires et à leurs gouvernements de comptables qu’il appartient de diriger le monde.
On voit dans quel état ils ont mis la France : on n’a pas de masques, pas assez de lits en réanimation, pas assez de soignant.es…Faute de matériel de protection adéquat dans les maisons de retraite c’est l’hécatombe.
(A l'EMS on envoie plusieurs centaines d'agent-e-s au front sans aucune protection...alors que les spécialistes disent que le port du masque doit être la 1ere intention en terme de prévention!!!!  A l'EMS, c'est de l'eau et du savon !!!!)
Pendant ce temps, le gouvernement ne trouve rien de mieux à faire que d’adopter des ordonnances dynamitant « provisoirement » le Droit du Travail.

A contrario, les députés du PCF ont déposé une proposition d’ordonnance visant à taxer exceptionnellement les revenus fiscaux de référence de + de 250 000 euros. LREM n’a même pas voulu prendre le temps d’en débattre, « ce n’est pas la priorité ». C’est pourtant aux plus riches de financer cette crise qui frappe d’abord les plus pauvres.
Pour l’instant on reste confinés chacun.e chez soi, mais quand le confinement sera levé, espérons que nous nous retrouverons des centaines de milliers dans la rue, le poing levé, pour imposer d’autres priorités politiques que le gavage des actionnaires !

Nos vies devraient valoir plus que leurs profits!