La loi Essoc (État au service d’une société de confiance), adoptée le 31 juillet 2018, est fidèle à l’entreprise du gouvernement de casse du service public.
Suite à l’adoption de cette loi, la nouvelle réforme de la petite enfance détériore une fois de plus la qualité d’accueil des enfants, mais aussi les conditions de travail des professionnels.
De fait, l’article 50 de la loi concerne les structures d’accueil de la petite enfance et contient des mesures inquiétantes : baisse du nombre des professionnelles les plus qualifiées auprès des enfants ; augmentation du nombre d’enfants par professionnel ; accueil d’enfants en surnombre « à titre exceptionnel » ; augmentation du nombre d’enfants en micro-crèches, passant de 10 à 16 ; réduction de la surface d’accueil par enfant : 5,5 m² au lieu de 7 m² actuellement.
Contre ces mesures, la CGT et le collectif « Pas de bébés à la consigne » revendiquent notamment de revenir à un ratio d’au moins 50 % de professionnels les plus qualifiés en établissement, de limiter les possibilités d’accueil en surnombre à 110 % de l’effectif en EAJE (équipement d'accueil du jeune enfant) et de passer progressivement à un ratio moyen d’encadrement d’un professionnel qualifié pour 5 enfants.
La CGT défend un véritable service public de la petite enfance, ouvert prioritairement à tous les enfants dont les parents travaillent, sont en recherche d’emploi, en situation d’études ou de formation.