Au-delà de cette affirmation quasi-philosophique, c’est ce que devrait faire toute organisation, et notamment notre collectivité en termes de condition de travail.
Malgré cela, on peut ENCORE lire qu’Emmanuel MACRON ne veut pas parler de la pénibilité du travail, car cela pourrait faire croire que ce dernier est pénible !! On croirait entendre le propriétaire d’une mine de charbon à la fin du 19ème siècle, pour qui le quasi esclavage des populations n’avait qu’un but : assouvir son besoin de richesse…
Et pourtant, aller sur ce terrain n’a qu’une visée : nous faire croire que le travail n’est pas pénible, qu’il est épanouissant, enrichissant, motivant…
Pour cela, depuis 30 ans, nous sommes passés de la « souffrance au travail », aux « risques psycho-sociaux », pour finir avec « l’amélioration de la qualité de vie au travail » (AQVT). Rien sur la charge pesant sur les agent-e-s, rien sur l’impact réel en termes de pénibilité des suppressions de postes, de la réduction des moyens, et cela peu importe le poste, le grade et la responsabilité exercée.
Le but : il ne s’agit pas de changer le travail pour l’adapter aux salarié-e-s… mais de NOUS adapter à lui, en le rendant acceptable et en nous accompagnant à l’acceptation de sa pénibilité ! Et en cela, nos gouvernants, relayés en cela par nos élu-e-s, sont en train d’opérer un retour en arrière phénoménal sur la condition de travail des
salarié-e-s !
Il n’y a là aucune tentative de progrès, mais bel et bien une marche en arrière dangereuse pour nous toutes et tous.
Pour la CGT, l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes, la reconnaissance du burn-out en tant que maladie professionnelle, les 32 heures, le recrutement de personnes pour faire baisser la charge du travail sont autant de chemins à prendre pour un vrai progrès social et, enfin, adapter le travail et sa charge à la femme et l’homme qui doivent le faire.