Dialogue social...Mais où sont donc nos élus.

Le CHSCT du 9 octobre fut pour le moins… étrange. Convoqués à 9h30, les élus de la collectivité et du personnel se retrouvent salle des conseils pour débattre. A 10h30, le

Président titulaire (1er adjoint de la collectivité et également Président du CT et de la CAP) s’absente, et ne revient plus (ce qui a aussi été le cas lors de la pré-restitution de l’expertise DEE faite par l’expert ALIAVOX). Puis, devant les élus du personnel, tous(tes) les élus(es) de la collectivité s’en vont au fur et à mesure, jusqu’à complètement disparaitre. A 12h15 l’Administration se retrouve seule face aux élus du personnel. Heureusement, grâce au dévouement du DGS, qui a pris au pied levé la présidence, ce CHSCT a pu se tenir jusqu’au bout.
Mais que se passe-t-il donc au sein des instances de représentation de notre collectivité ? La CAP n’est plus jamais présidée par le Président en titre, lors des CTP, passé une certaine heure, les élus commencent à s’en aller, et au CHSCT (instance primordiale pour vos conditions de travail) il n’y a plus que l’Administration qui siège au bout de 3h de réunion ! Est-ce trop long ? Est-ce inintéressant ? Est-ce trop difficile d’entendre les difficultés des agents dans leur quotidien ? Ou pire encore : la collectivité refusant de négocier quoique ce soit considère ces instances comme des simples chambres d’enregistrement où leur présence n’est pas nécessaire ?
Certes, des impondérables sont toujours possibles (et cela arrive aussi à la CGT). Mais quand ces impondérables deviennent la règle, c’est autre chose…
Pour la CGT, le dialogue social est en train de se transformer en un monologue du fait de la surdité des élus.
Une chose est sure, à l’avenir, pour la CGT, si nous n’avons plus en face de nous les interlocuteurs capable de nous répondre et de négocier avec nous et d’engager la collectivité, nous irons discuter avec ceux que cela intéresse : les agents.