Le débat pour nous faire taire, et cacher la misère... Nous, on veut plus de salaire !

Disons les choses comme elles sont : Cela fait des années (périodes Sarko, Hollande comprises) que nous ne cessons de dénoncer la dégradation de nos conditions de vie, de travail, nos difficultés à boucler les fins de mois, la destruction de nos acquis sociaux, de NOS services publics…

Certaines manifestations ont rassemblé des centaines de milliers de gens dans la rue, de manière pacifique…RIEN n’y a fait… on nous disait « circulez, y a rien à voir ».

Récemment encore les syndicats ont été reçus, distraitement écoutés, et raccompagnés poliment à la porte sans avoir obtenu aucune avancée sur quoi que ce soit.

Le mouvement des Gilets Jaunes a donc surpris…

Surpris ce gouvernement qui croyait que ce jeu pouvait durer indéfiniment pour mettre le monde du travail à genoux et placer les plus riches du pays en position de seigneurs…

Il a aussi surpris les syndicats qui désespéraient de voir la révolte s’essouffler.

Il aura donc fallu passer par la phase « violences » pour que les oublié-e-s soient entendu-e-s et cela pose et posera débat.

En plus d’une répression souvent sanglante, (des milliers d’arrestations, des centaines de condamnations, des centaines de blessés, 93 blessés graves, éborgnés, mutilés… une personne tuée !), le Président de la République tente aujourd’hui de faire croire que le débat est enfin ouvert… Mais au fond, il veut que l’on débatte de quoi ?

On peut débattre de tout sauf de l’essentiel. Un peu fort de café non ?

On ne parle pas salaires, pensions de retraite, chômage, de droits, de protection sociale, de l’ISF, de la TVA, etc…

Face à cela, il y a celles et ceux qui font semblant de croire que ce pseudo-débat va dans le bon sens, alors qu’il est surtout mis en place pour pourrir la mobilisation dans l’espoir de se rapprocher de la période de vacances estivales.

Et il y a les autres qui ne font plus confiance au Gouvernement, et la CGT en est !

Ce n’est plus le temps du débat… Il est temps de rendre à celles et ceux qui produisent les richesses de ce pays, ce qui leur est dû. Le fric existe et les actionnaires du CAC 40 ne se sont pas gêné-e-s pour s’en goinfrer. Que la lutte s’engage dans les entreprises, les collectivités pour obtenir de véritables avancées sociales !

Et surtout que cela n’interdise à personne de rejoindre sur les ronds-points, les Gilets Jaunes pour bien démontrer que la ruse du Gouvernement ne prend pas et qu’importe la couleur des gilets, ce qui compte c’est un front uni pour obtenir des avancées sociales importantes et durables !