Voici son acte de naissance : Décret n° 2014-1603 du 23 décembre 2014 portant création de la métropole dénommée « Eurométropole de Strasbourg »
Objet : création de la métropole Eurométropole de Strasbourg par transformation de la communauté urbaine de Strasbourg.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er janvier 2015.
Notice : l’article L. 5217-1 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction issue de l’article 43 de la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, prévoit qu’au 1er janvier 2015 tous les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre formant un ensemble de plus de 400 000 habitants dans une aire urbaine, au sens de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), de plus de 650 000 habitants sont transformés en métropole. Au 1er janvier 2015, la communauté urbaine de Strasbourg remplira ces critères démographiques et se transformera par conséquent en métropole.
Dans les DNA du 28 décembre dernier on apprend que « cette naissance ne sera pas matière à une fête exceptionnelle », selon Robert Herrmann lorsqu’on l’interroge sur le passage de la CUS à l’Eurométropole durant la nuit de la Saint-Sylvestre. Le président de la CUS, ajoute : « les citoyens -les Eurométropolitains - ne verront rien dans un premier temps : ça ne va pas révolutionner leur quotidien dans les deux ans à venir ».
Pas un mot sur l’avenir des agents qui font vivre la collectivité… mais c’est vrai qu’eux sont à la fête depuis quelque temps déjà…
La CUS a vécu… Mais attention ! Que certains ne se prennent pas à rêver que l’acte de décès de la CUS, entérine d’office une manière différente de considérer le service public.
La CUS, ce n’était pas qu’un logo, une entité administrative. La CUS a rassemblé des milliers d’agents, des générations, des compétences, des énergies durant plusieurs décennies pour rendre à nos concitoyens un service public de qualité. Cette recherche du meilleur service public a au cours de son existence amené ses agents à s’adapter aux nouveaux besoins de nos concitoyens, aux nouvelles technologies, à l’évolution de la société.
Ils ont toujours réussi cette performance, su négocier les virages les plus sensibles et éviter les écueils qui menaçaient une certaine manière de rendre le service public.
Cela a créé des racines profondes à une mémoire collective toujours et plus que jamais vivante.
La CGT ne laissera personne "oublier" d’où nous venons et comment cela a été construit.
C’est aussi le fruit de la passion et du dévouement de milliers d’agents qui se sont succédés sans relâche pour que vive la CUS et perdure l’égalité d’accès des citoyens aux services publics.
La CGT acte en conséquence, ce changement important de notre histoire.
Elle veillera particulièrement à ce que la notion même de "service" ne se délite pas au profit d’une marchandisation de prestations.