La CGT n'ira pas à la conférence sociale...Parce qu'elle n'a rien de social!

A Strasbourg, les agents sont bien placés pour comprendre la position de la CGT. Les réunions "d'agenda social" au cours desquelles, il nous est annoncé la suppression de jours de congés ou des réductions d'effectifs on connaît.

Ce que François Hollande propose aux syndicats dans le cadre de sa "conférence sociale" ressemble à s'y méprendre à ce que l'on a vécu chez nous à Strasbourg.
La CGT a décidé de ne pas participer à cette mascarade, au cours de laquelle, une explication de texte de la politique me-née par le Gouvernement sera le seul fil rouge.
Dès l’annonce de la tenue de cette nouvelle conférence, notre confédération avait demandé que soient inscrites à l’ordre du jour, les questions de salaires et réduction du temps de travail.
La Commission Exécutive de notre Confédération réaffirme que le rôle de la CGT, n’est pas d’accepter des décisions prises unilatéralement par le gouvernement et le MEDEF. Le rôle de la CGT c’est, au contraire, de proposer des alternatives favorisant le progrès social et le plein emploi.
Dans ces conditions, La CGT souhaite que s’engagent rapide-ment de véritables négociations autour des sujets majeurs qui préoccupent les salariés, c’est-à-dire :
- L’augmentation des salaires et le paiement des qualifica-tions.
- La réduction du temps de travail en lien avec la santé au travail, son organisation, sa qualité.
- La sécurité sociale professionnelle avec un nouveau statut du travail salarié.
- L’avenir de l’industrie de notre pays.
- Le renforcement des services publics.
- Les enjeux environnementaux.

De plus, La CGT ne peut cautionner les discours actuels affirmant que la violence se situe du côté des salariés. La plus grande des violences, c’est la violence sociale vécue tous les jours par ces millions de salariés, chômeurs et précaires, qui sont majoritairement des jeunes, des femmes et des retraités. La violence, c’est apprendre du jour au lendemain que l’on va se retrouver sans emploi, en raison du diktat imposé par les actionnaires pour sécuriser la hausse de leurs dividendes et par les politiques d’austérité dictées par l’Union européenne.