Après son mentor E. Macron qui avait déclaré qu’il faut arrêter d’emmerder les retraités Jean-Paul Delevoye a tenté de rester sur le même registre en disant « On ne va pas matraquer les retraités ». Au-delà du ridicule de cet exercice de style, il a dit un certain nombre de choses qui devrait faire réfléchir celles et ceux qui ne manifestent jamais, ne se battent jamais mais se plaindront sans doute demain.
Dans une interview aux DNA, concernant la réforme des retraites à venir, il dit : « Cette transformation n’est pas guidée par des contraintes budgétaires. Ensuite, elle n’a pas d’effet sur les retraités d’aujourd’hui, ni sur tous ceux qui sont à moins de cinq ans de la retraite ». Gare aux autres, c'est-à-dire à la majorité d’entre nous ! Mais pas seulement….
Les retraités actuels et à venir sont aussi clairement visés lorsqu’il déclare : « Aujourd’hui, le niveau de vie moyen des retraités est légèrement supérieur à celui du reste de la population. Quand les retraités allègent les charges qui pèsent sur les jeunes en contribuant un peu plus au titre de la CSG, ils leur permettent d’être plus compétitifs, de créer des richesses, ce qui accroît leur capacité à financer le système des retraites par répartition ».
Le problème c’est qu’il oublie de parler du projet de retraites part point qui va niveler par le bas les futures pensions et surtout il feint de croire que les richesses produites vont ailleurs que dans la poche des actionnaires.
Mais le plus inquiétant est sans doute dans cette phrase, car nous savons d’expérience maintenant ce qui se cache sous des mots charmants comme « harmonisation » « flexibilité » « flexi-sécurité » ou « simplicité » quand il s’agissait de casser le code du travail: « Le système que nous voulons mettre en place aura pour caractéristiques la solidité, la simplicité, la solidarité, et surtout l’adaptabilité. Nous ne savons pas, par exemple, quelle sera l’influence de la technologie sur la création d’emplois… Pour être stable et pérenne, le système devra être adaptable, doté d’une gouvernance permettant les pilotages fins »… ».
Les pilotages fins, on les connaît… on les a vus aussi bien dans l’interminable séquence de la démission du Ministre de l’Intérieur ou dans l’affaire BENALLA… Ça promet !