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Les services de secours du Bas-Rhin appellent à l’aide !

Communiqué de la CGT des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Force est de constater que, même en période « normale » c’est-à-dire sans épidémies particulières, pic de gastro ou de grippe, les différents services de secours (pompiers, ambulanciers privés, équipes médicales, …), attendent de longues et précieuses minutes avant de pouvoir transmettre leur bilan au centre 15. A cela s’ajoute le temps d’attente de prise en charge effective aux urgences. En effet, il est courant que des ambulances (pompiers et privées) fassent la file et attendent «patiemment» devant les sas d’admissions des urgences que leur victime ou patient soit pris en charge.

Pour exemple, sur le secteur de l’Eurométropole de Strasbourg, sur 24h, le temps cumulé d’immobilisation des ambulances des pompiers représente 10 à 12h de temps d’attente tous les jours. Du fait de l’indisponibilité de ces moyens (ambulances des pompiers ou privées), les délais d’intervention peuvent s’allonger jusqu’à 2h00.

Depuis le drame qui a détruit une famille et qui est toujours dans toutes les mémoires, l’activité opérationnelle n’a cessé d’augmenter, et cela sans qu’aucun moyen supplémentaire (humain ou matériel) n’ait été mis à disposition par nos dirigeants.

De plus, afin de satisfaire les demandes de transports dits « de confort » de nos concitoyens les plus exigeants, au détriment de ceux qui devraient en bénéficier, les partenaires privés du centre 15 sont très sollicités.

L’engagement de moyens privés pour permettre peut-être de soulager la conscience et la responsabilité de certaines personnes, engendre une sur-sollicitation des services de secours publics dont le métier est d’intervenir pour les urgences pouvant affecter la population Bas-Rhinoise. Il est donc malheureusement trop fréquent que les pompiers soient envoyés pour assurer des missions sortant de leur cadre et pallier le manque cruel de moyens privés (médecins libéraux, ambulanciers, …)

Cette sur-sollicitation, en plus d’affecter le personnel déjà très mobilisé et sollicité par ailleurs, engorge les services d’urgences qui, contrairement à ce que veut laisser croire notre Ministre des Solidarités et de la Santé, Mme Agnès BUZIN, sont déjà et depuis bien longtemps sous tension.

Tous les agents (Pompiers, SAMU, Accueils des urgences et services hospitaliers…) participant à la prise en charge des victimes et patients, subissent cette situation qui est connue et pour laquelle aucune décision concrète n’est mise en œuvre.

Notre population est en danger ! Devons-nous attendre la survenue d’autres vies brisées ?

Nous demandons que l’Etat (à TOUS les niveaux) prenne ses responsabilités et mette les moyens (humains, matériels, organisationnels, privés et publics) nécessaires pour que toute la population puisse avoir une réponse adaptée à ses besoins dans des délais compatibles face à leur situation.