SOYONS CLAIRS, SOYONS JUSTES !
L'intérêt des négociations portant sur le PPCR (Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations) était unique : AMELIORER la condition des agents des trois versants de la fonction publique. Lire aujourd'hui dans des tracts certaines attaques contre la position de la CGT nous semble un peu cavalier. Ce qu'il faut savoir:
1. La CGT a participé aux 18 réunions de travail (9 mois en tout de négociations) qui ont permis de faire évoluer le projet initial. La CGT a largement contribué à le rendre plus ouvert et intéressant. Ce protocole est donc autant le fruit du travail de la CGT que celui d'un autre syndicat.
2. La CGT a toujours pesé le POUR et le CONTRE avant de signer un accord qui implique l'avenir des agents et pour faire cela, elle a largement consulté sa base au niveau national.
3. Au moment de la signature la question était la suivante: Faut-il signer en conséquence des avancées que le document contient et en même temps accepter des reculs importants ? Fallait-il par cet acte s'interdire de revendiquer jusqu'en 2020 ?
Car n'oublions pas que le Gouvernement avait fait un double chantage aux syndicats: Celui qui ne signe pas sera exclu du groupe de suivi (alors qu'il a contribué à construire le projet)... Et si une majorité n'est pas obtenue, le protocole ne s'appliquera pas. Donc : c'était TOUT ou RIEN. Pas très ouvert comme position...
Dire OUI, c'est accepter la suppression de l'avancement d'échelon au minimum et, par conséquent le rallongement des carrières (actuellement la grille d’un adjoint administratif 2ème classe est de 19 ans et 3 mois, avec la réforme elle sera de 26 ans !) maigrement compensé par des mesures positives, qui sont tout de même faibles au regard du retard pris par notre pouvoir d'achat (-14% depuis 2000 et -5% depuis 2010, date du blocage du point d’indice).
La CGT attire l'attention des agents sur le calendrier prévu pour l'application de ces mesures. Certaines sont prévues jusqu'à l'horizon 2020 soit 3 ans après les prochaines élections présidentielles. Qui donc pourra garantir aux agents qu'un prochain gouvernement honorera cet accord ?
Aucune disposition législative ne peut contraindre quiconque à le respecter. La CGT ne signe jamais de chèque en blanc et la CGT dit clairement que le Gouvernement doit assumer SES responsabilités en ramenant ce calendrier à la FIN du mandat du Président actuel, soit 2017.
La CGT continue à dire haut et fort, ce qu'elle a toujours dit: Elle se battra pour l'application des mesures positives contenues dans cet accord car elle y a contribué mais refuse clairement que cela se fasse au détriment d'autres intérêts des agents.