Directions Générales du monde entier, donnez vous la main ?…

C’est quand un grain de sable dans les rouages amène le service à s’emballer ou au contraire à tomber en panne que le grand public peut se rendre compte, avec une certaine stupeur, à quel point les gens que l’on pense être infaillibles et préparés, rompus à toutes circonstances exceptionnelles sont…éloignés de nos préoccupations.

C’est valable un peu partout (SNCF, Santé, RATP et même parfois chez nous)

Un article récent du Monde s’attardait sur les suites de la panne RATP qui avait complètement désorganisé le trafic et contraint les passager-e-s à quitter les rames par leurs propres moyens.

Les vagues explications données par les responsables sont dignes de figurer dans un recueil de « perles ». On y perçoit clairement l’impréparation à ce type d’incident qui peut d’ailleurs se transformer en accident.

Cette phrase prononcée par un cadre en dit long : « Une équipe technique est bien chargée d'intervenir pour faire repartir le train concerné par l'incident. " Selon la procédure habituelle, un agent vient sur place pour reprendre le train manuellement et essayer de le dépanner ", ce qui nécessite d'arrêter le -courant dans la zone, explique la RATP. Mais l'opération prend plus de temps que d'habitude.

Approximations et précipitation seraient donc devenues, à part entière, un mode de gestion des services publics ?

Et quand la CGT dénonce l’automatisation totale de cette ligne de métro et demande le retour des conducteurs, la seule réponse de la Direction générale de la RATP c’est de dire que ce n’est pas prévu.

Réponse pour le moins sommaire…pour répondre à une problématique si importante.

Ce qui n’était surtout pas prévu ce sont 3500 personnes bloqué-e-s plusieurs heures dans les tunnels du métro… Mais de cela personne ne semble en avoir cure…

Et les exemples ne sont pas rares…On se souvient dans notre collectivité, lorsqu’elle s’appelait encore la CUS, d’un message d’alerte de la CGT suite à la canicule, et de la réponse surprenante d’un DGS qui nous demandait de ne pas tenter de créer l’évènement à partir d’un non évènement…la suite, on la connaît : nous étions au cœur de l’été 2003.

On ne peut, à ce moment, que profiter de l’occasion pour rappeler les multiples appels de la CGT EMS à mettre en place une véritable astreinte hivernale pour éviter un jour une catastrophe….

Et faute de réponse positive, de craindre, après coup, les prochains commentaires hasardeux de ceux qui auront refusé d’ouvrir à temps leurs yeux et leurs oreilles…