La semaine dernière, le Conseil Municipal et le Conseil Eurométropolitain menés l’un par le Maire, Roland RIES, l’autre par le président Robert HERRMANN, ont successivement délibéré en faveur de la signature du «contrat» financier avec le gouvernement. Nous rappelons que ce «contrat» est en réalité une forme de chantage aux dotations où le gouvernement dit que si l’exécutif de la Ville limite la hausse de ses dépenses de fonctionnement à un taux de 1,2% maximum, l’Etat continuera à lui verser les dotations.
Par ailleurs, l’article 72 de la constitution prévoit bien que les collectivités territoriales s’administrent librement. Du coup, un tel chantage est-il… constitutionnel ???
L’autre question est : mais qui va payer ce choix ? Les dépenses de fonctionnement sont surtout les salaires des agents, mais aussi les subventions aux associations, les fluides tels que l’électricité, l’eau, l’essence...
Donc, pour avoir des dotations, le Maire de Strasbourg et sa majorité accepte, quoiqu’il arrive et quoi que nous fassions de limiter la hausse des dépenses de personnel à moins de 1,2% !!! On comprend tout de suite que ce sont les agents de l’Eurométropole et les usagers du service public, qui paieront le plus fort tribut au choix fait.
La municipalité va donc continuer la suppression des postes, la pression sur les agents avec la dégradation de leurs conditions de travail, la dégradation du service public (sauf pour la zone de « PRESTIGE » qu’est le centre-ville), la réduction des promotions, etc... Et tout ça en continuant à expliquer à celles et ceux qui semblent encore écouter ce que nos exécutifs racontent : «mais nous n’avons pas d’autre choix !!!!». Pourtant d’autres l’ont fait…