Le 10 juin, le ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement italien a refusé d’accueillir le navire humanitaire Aquarius avec à son bord 629 migrants. La CGT condamne cette décision mettant en danger de mort ces personnes, irrespectueuse des principes de solidarité et d’assistance aux personnes en danger, inhumaine mais sans surprise venant d’un gouvernement de coalition entre parti libéral et parti d’extrême droite.
La CGT condamne également la gestion de ce nouveau drame par les États de l’Union Européenne :
- le refus de Malte d’accueillir l’Aquarius ;
- les plaisanteries intempestives et intolérables des Premiers ministres belge et français ;
- le silence honteux et coupable de la France, notamment de ses ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, comme du président de la République.
À la veille des élections européennes, la CGT dénonce et combat les politiques qui font de l’Europe une forteresse : une forteresse entourée des murs de l’indifférence à la détresse humaine et à l’aspiration à vivre, conséquence de la politique néolibérale menée au niveau mondial où l’argent a plus de valeur que la vie.
La France s'inscrit dans cette politique honteuse avec son projet de loi « Asile et Immigration » :
- détention des migrants dont des réfugiés et des enfants alors qu’ils ne sont pas des criminels ;
- délit de solidarité pour les aidants ;
- droit de recours limité ;
- volonté du gouvernement « d’éviter les départs » de migrants de leur pays d’origine, même si cela doit passer par l’esclavage ou la torture, des « tris », comme c’est le cas en Libye notamment.
Cette politique porte en elle la face la plus noire de notre histoire contemporaine.