Et il est là le recul social voulut par la collectivité « de gauche » : L’Eurométropole veut annualiser le temps de travail !!!!!
C’est sous le mot « saisonnalité » que la Direction Générale des Services nous a présenté son projet de refonte du temps de travail, via un projet de délibération sur le temps de travail.
Entre des paragraphes traitant de la gestion du CET (Compte épargne temps), des forfaits RTT pour les cadres qui ne pointent pas (que 16 jours alors qu’en moyenne les autres salariés bénéficient de 24 jours… un peu comme s’il existait de la suspicion envers les cadres qui ne pointent pas…), ou encore des temps de pause, arrive l’organisation du temps de travail.
La collectivité souhaite organiser le travail en fonction des activités dites « saisonnières », de sorte à créer des cycles prédéfinis, permettant de jongler avec une amplitude horaire allant de 28 h au minimum à 42 heures au maximum.
La manœuvre est énorme ! Sous couvert d’invoquer des pics d’activités saisonniers, elle prévoit d’adapter le temps de travail des agentes et agents en fonction des besoins. Mais qui dit saison, dit année (car cette dernière est divisée en 4… saisons !!!). En matière de noyade de poisson, c’est bien tenté…
Car il s’agit bien de cela : annualiser le temps de travail en créant des cycles plus ou moins denses, destinés à répondre aux besoins de service.
Tout d’abord, que l’on s’entende bien : en quoi les besoins actuels de la collectivité sont supérieurs à ceux qu’ils y avaient à 10 ans ? La collectivité n’a pas répondu. Et pour cause, le but réel est double : c’est de réduire de façon drastique les heures supplémentaires et, donc, de mettre un coup de rabot non négligeable sur le pouvoir d’achat des salarié-es. L’autre volet c’est de pouvoir compenser la suppression des postes qui fait peser sur les autres agents les missions à réaliser. Ben oui, la collectivité doit faire face à SA politique de réduction des effectifs qui met certains services en difficulté, mais pour cela elle va demander un nouvel effort à qui ??? à NOUS !
Les Conséquences, on les connait toutes et tous.
C’est la fin du respect de la vie privée. Ce que la collectivité prévoit, c’est la flexibilité totale puisque même dans des cycles prédéfinis (et on sait toutes et tous qu’ils seront « imposés » par les différents services), il est prévu qu’en cas de pics d’activités, on pourra encore les changer !!! bref : on peut tout faire…tout le temps. Donc, pour les agent-es, plus possible de prévoir quoique ce soit, obligation de changer de rythme constamment, fin de la vie personnelle au détriment unique des besoins de la collectivité, ou des souhaits de certains de nos élus…surtout à l’approche des échéances municipales. Et cela, chacune et chacun aura compris que cela peut concerner TOUT LE MONDE !!!!
C’est aussi, et on le répète, la fin des heures supplémentaires !
Les agents travailleront plus pour aucune compensation, ni salariale, ni en temps. Ils récupèreront sur des périodes moins denses, semaines qui ne seront pas au choix des salariés mais bel et bien à celui des services.
Pour la CGT, c’est la fin du principe des 35 heures tel qu’il avait été négocié en 1998, avec la municipalité de gauche. Et c’est la même gauche qui, aujourd’hui, revient dessus, histoire d’être dans les petits papiers du gouvernement et, sans doute, décrocher le GRAAL de la contractualisation avec l’Etat pour obtenir de l’argent, argent dont aucune et aucun d’entre nous ne verra la moindre couleur.
Après la suppression des ponts et veille de fêtes, après le passage de la CRC, il est HORS DE QUESTION de continuer à donner quoique ce soit de plus.
Pour la CGT, après plusieurs années d’attaques toutes plus graves les unes que les autres, il est temps de mettre un terme aux ambitions antisociales de nos Elus et de notre Direction Générale.
La CGT a, d’ores et déjà, envoyé un courrier au Président de la Collectivité pour lui demander de retirer ce projet.
Il n’est pas question que la CGT accepte la moindre concession sur ce sujet et elle est prête à se donner les moyens, et de vous les donner pour mener la lutte à la hauteur de l’enjeu : notre respect !