STREETEO ou...comment le privé rend le service public

A Paris comme à Strasbourg, c'est la mode...tout filer au secteur privé pour réaliser des économies...Mais la médaille a ses revers...

A Paris, la mission de verbaliser les automobilistes qui n'ont pas payé leur stationnement a été confiée a STREETEO (comme à Strasbourg) .

Mais voilà, Le Canard enchaîné" a révélé que cette filiale d'Indigo (ex-Vinci Park), a trompé la Mairie de Paris en réalisant des milliers de contrôles... bidon. Des fausses inspections qui concerneraient la moitié des 50.000 contrôles devant être réalisés quotidiennement par la société.

En voilà une belle manière de rendre le service public, n'est-ce pas mesdames et messieurs des élus ? Peut-être la décence devant un tel scandale voudrait que sur le coup, on rende un hommage appuyé aux ASVP qui s'étaient quant à eux acquitté de cette mission pourtant ingrate avec honneur et dignité.

Mais, comme partout ailleurs où le service des entreprises privées s'est révélé défaillant, les élus ne décident pas le retour en régie des missions.

On apprend ainsi que les adjointes Pernelle Richardot et Chantal Cutajar recevront les dirigeants d’Indigo / Streeteo à la suite des révélations du Canard Enchaîné alors même que les débuts dans la capitale alsacienne de l'entreprise ont été marqués par d’importants dysfonctionnements et particulièrement dans la gestion du personnel (dénoncé par la CGT EMS).

Ce qui est marrant, c'est qu'on dirait que les élus découvrent qu'une entreprise privée n'a pas pour vocation première de "rendre le service public" mais bien de faire du fric en investissant le minimum de moyens.