Après la manif du 28 avril qui a, à nouveau, rassemblé plus de 6000 personnes à Strasbourg et 500 000 dans toutes la France,
après un 1er mai de Lutte exemplaire (4500 à Strasbourg malgré la météo !)…
prochain rendez-vous le :
MARDI 3 MAI – 12h place KLEBER
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Par Olivia Cohen et Olivier Vogel, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass dimanche 1 mai 2016 à 12:40
Le mépris jeté à la face des agents par la mise en place de la journée solidarité, la suppression d'un atelier à PVA (voir page 3) ou la privatisation d'une autre de ses activités, le chamboulement horaire imposé aux préposés de toilettes publiques et aux agents de la collecte des déchets, les projets de service à venir au service du nettoiement ou de l'eau et de l'assainissement que nous "devinons" antisociaux et restrictifs etc...
Tout ceci se rajoute au terrible traitement qu'ont dû subir les agents de l'éducation et de la petite enfance dont les conditions de travail n'ont toujours pas été traitées à ce jour et aux attaques auxquelles l'ensemble du personnel a du faire face suite au passage de la Chambre Régionale des Comptes.
Projets de service après projets, l'étau se resserre sur les agents de la collectivité.
Les beaux discours sur la nécessaire implication des agents dans la gestion des restrictions qu'on leur impose, base fondamentale du Lean Management cher à des employeurs comme TOYOTA, ont laissé place, jour après jour, ainsi que prévenait la CGT, à la phase de mise en œuvre d'une politique DURE, et impitoyable décidée par les élus.
La place des agents dans tout cela? Celle d'une variable d'ajustement ? Des effectifs passés au rouleau compresseur, des services décimés, des dégâts considérables dans les cœurs et les esprits.
Les conditions de travail? Des réorganisations qui les aggravent, un temps de travail bousculé, les journées ARTT qui disparaissent, un management toujours plus dur et injuste. Une culpabilisation des agents, liée aux injonctions inhérentes à la baisse de moyens et l'optimisation des objectifs à atteindre.
La reconnaissance des souffrances et des efforts consentis dans cette période d'austérité ? La mise en place de la journée solidarité... Circulez, y a rien à voir...
La CGT et la CFDT considère qu'à PVA, le modèle de dialogue social se résume à :" Mensonges et trahisons ! C'est un véritable coup bas qui a été porté aux ateliers PVA de l'Eurométropole de Strasbourg, et à ses agents. Le 26 avril dernier, nous avons appris que la décision de privatiser l'atelier pneumatique au courant de l'année 2017 avait été prise. Et dire qu'il y a peu de temps, on félicitait les agents d'avoir obtenu la certification ISO. Et dire que l'ancien Directeur de la DESPU (Direction environnement et services publics urbains) et nouveau Directeur Général Adjoint disait avec un sourire presque arrogant que les syndicats se trompaient lorsqu'ils évoquaient une inquiétude face à la mise en place à marche forcée de cette certification. On a menti au personnel ! On a caché les véritables intentions aux syndicats. Et dire que certains se gavent encore de slogan tels que "dialogue social". C'est l'ensemble des services de l’EMS qui va subir le choc de cette privatisation.
Le Directeur Général des Services avait été jusqu'à nous faire le show consistant à nous présenter le "retour en régie de la patinoire" comme un signe flagrant du pragmatisme de la collectivité face aux accusations syndicales qui dénonçaient le DOGME de l'exécutif en faveur de la privatisation des Services et des missions.
C'est vrai, pas courant qu'on municipalise... Même si l'ardoise est conséquente et que là, on ne mégote pas à se demander pourquoi l'argent public doit servir à corriger les dérives de la gestion privée des équipements, nous jugions avec d'autres syndicats, que la démarche était positive et méritait d'être saluée.
Peut-être même, dans notre infime naïveté, espérions nous que cette leçon désastreuse pour la collectivité amènerait élus et DG à réfléchir à deux fois avant de privatiser à nouveau.
La CGT a lu avec attention la note n°006 portant sur la campagne de sensibilisation et d'information sur le sexisme. Nous ne pouvons que saluer cette initiative... qui a aussi l'avantage de nous faire sourire.
Car, cette note intervient quelques jours après la démission de 2 adjointEs, Souad El-Maysour et Mine Günbay, qui constataient que « la question de l’égalité femmes-hommes est considérée comme une variable d’ajustement » et disaient n'avoir « aucun soutien en interne sur la question du droit des femmes. ». « Je ne pouvais plus continuer à faire semblant » explique l'une d'elles. On pourrait rajouter le dérapage à peine contrôlé du Maire, qui qualifie ces démissions d' « irrationnelles ». Mais au delà de cela, on s'interroge aussi d'une certaine forme d'impunité consentie à des cadres masculins accusés de harcèlements sexuels... Mais tout semble logique après tout, lorsqu'on sait qu'au comité stratégique de l'EMS ne siègent que des hommes.
En clair, c'est une chouette note... teintée toutefois de la belle couleur de l'hypocrisie.