La démocratie ayant un sens pour les salarié-e-s, les jeunes, les privé-e-s d’emplois, les retraité-e-s, les organisations syndicales et de jeunesse, mobilisées depuis presque 3 mois décident d’une VOTATION CITOYENNE dans les entreprises, les administrations
et les lieux d’étude.
La mobilisation puissante des salarié-e-s, jeunes, privé-e-s d’emplois et retraité-e-s s’est construite dans le pays pour combattre le projet de Loi Travail et porter l’exigence de nouveaux droits sociaux pour les salarié-e-s. Pour toute réponse le gouvernement a choisi le déni de démocratie avec l’utilisation du 49.3, puis l’autoritarisme et la répression.

La section événement du service animation de l'EMS était en grève vendredi dernier. De nombreuses manifestations associatives ont ainsi été perturbées ou annulées.
Ces agents en grève à 100% tiennent à ce que leur mouvement soit clairement expliqué:
Ils se déclarent solidaires du mouvement d’opposition au projet de loi « El Khomri », mais aussi opposés au projet de mutualisation des services de l’EUROMETROPLE, et refusent fermement l’annualisation du temps de travail.
Le signe en tous cas d'un malaise profond chez ces agents qui ont décidé de prendre résolument le chemin de la lutte!
Ce que nous redoutions se confirme.
La casse de PVA, les projets de service de la propreté urbaine (avec perte de deux heures de nuit le dimanche et un planning dont les agents ne veulent pas et les réductions de postes), des toi-lettes publiques (50% des postes en moins), de l'eau et de l'assainissement (où on parle de sauvegarder les postes rares et indispensables sans nous dire ce qu’ils sont, de la voirie, ne visent qu'un seul but: casser le service public, supprimer des postes... surtout en catégorie C.
Ce que nous pressentons aux espaces verts, ne s'annonce guère plus rassurant, les consé-quences de la dématérialisation non plus pour nos collègues administratifs.
Mais la révolte des agents de PVA le 17 mai dernier a manifestement marqué les esprits dans la collectivité.
Un agenda social, à la demande de l’intersyndicale entière de la maison, va enfin s’ouvrir le 22 juin. Afin de le préparer, l’administration a convoqué les syndicats représentatifs à une séance de préparation jeudi dernier. Il y sera évoqué la sauvegarde du service public, les conditions de travail, l’application des règles nationales, les chèques vacances, le temps de travail et l’exercice du droit syndical. La CGT EMS va affuter ses revendications : sur la revalorisation du régime indemnitaire, sur le non à l’annualisation, sur les conditions de travail.
Un nouvel élément vient de tomber : François HOLLANDE, terrorisé à l’idée de se faire virer en 2017 essaie de s'attacher le soutien des Maires de France, en divisant par deux les réductions des dotations de l'état aux collectivités. C'est donc possible!
Il n'y a donc AUCUNE URGENCE à continuer à casser nos services!
Si le Gouvernement marque le pas, la collectivité peut le faire aussi.
Mais pour réussir, il nous faut montrer notre détermination, notre force, comme l’on fait les agents de PVA. LA CGT EMS va se rapprocher des autres syndicats afin de déterminer des points de convergence à notre lutte et peser de toutes ses forces pour que l’agenda social soit une réussite pour les agents.
Combattre la réforme du mensonge !
Les DNA de vendredi dernier étaient intéressantes. La parole était donnée à Manuel VALLS et ce qu'il a dit conforte la CGT dans ce qu'elle dit depuis le début du Conflit.
VALLS: Si on cédait, on ne pourrait plus réformer dans ce pays.
FAUX: Non seulement, il FAUT réformer mais en plus BIEN réformer. Et pour bien réformer, il ne faut pas imposer, mais concerter, discuter, négocier. Les réformes, ce sont les citoyens qui les vivent alors, il faut au minimum qu'on les écoute quand ils disent qu'une réforme est mauvaise et qu'ils n'en veulent pas. Là, en l'occurrence, VALLS et HOLLANDE, comme à leur habitude n'entendent ni l'opposition persistante des Français dans les sondages, ni celle des députés en passant par le 49-3, ni même celle qui émane de leur propre parti.
VALLS: Nous avons conclu un compromis solide avec les syndicats réformistes, la CFDT, l’UNSA, la CFTC, la CFE-CGC et la Fage.
Sauf que les choses ne sont pas aussi simples que cela...Tout d'abord car il oublie de dire que la CFE-CGC est elle aussi opposée à ce texte et qu'elle réclame sa réécriture. Il oublie aussi de dire qu'à l'intérieur de la CFDT la colère gronde et des fédérations entières sont opposées à la loi travail.
Il oublie aussi que les syndicats qui luttent sont majoritaires.
VALLS: Les syndicats dans la rue ne seraient pas majoritaires et explique que: "Dans la rue, c’est surtout la CGT qui est présente".
Nous remercions VALLS d'avoir apprécié à sa juste valeur la capacité de mobilisation de la CGT, mais nous comprenons fort bien que cette sortie ne vise en fait qu’à tenter de l'isoler par rapport aux autres organisations présentes dans ce mouvement.
Ce qui est intéressant aussi c'est de mesurer le grand écart de langage de VALLS. Au début du conflit il affirme que ce n'est pas à la RUE de faire la loi...mais quand çà l'arrange, la représentativité des syndicats ne s'exprimerait pas dans les urnes mais dans la rue...Ca VALSE dur dans la tête du premier ministre.
VALLS: Dans l'aviation civile ou chez les intermittents du spectacle la CGT a signé des accords avec le gouvernement, donc il est possible de signer avec la CGT...
Eh oui! qui dit le contraire? Quand un accord est bon, la CGT le signe. Quand il est mauvais on demande d'en rediscuter. Dans la loi travail, c'est justement le refus d'en rediscuter qui caractérise la position du Gouvernement.
VALLS: « Avec les Français. Si nous ne sommes pas au deuxième tour, ils auront le choix entre l’extrême droite du repli et une droite qui veut supprimer 300 000 fonctionnaires, économiser 100 milliards au détriment de l’école et de la sécurité. »
Quel chantage odieux! Quelle formidable lâcheté qui consiste à rejeter sur les français et surtout sur ceux qui conteste sa politique, le risque de voir le FN au deuxième tour des élections présidentielles.
Et s'il disait que sa cote de popularité et celle de HOLLANDE est surtout le résultat de leurs mensonges. De leur politique de droite, alors qu'ils avaient promis de gouverner à gauche?
Il faudrait donc, pour éviter le pire, toujours accepter de voir reculer notre modèle de société?
Jusqu'à arriver au pire? Mais ils appliquent déjà la politique du pire... Que ceux qui ont cassé TOUS les repères des Français assument. Ce ne sont pas les victimes qu'il faut désigner comme coupables!
Une réunion « agenda social » est programmée prochainement.
La CGT qui n'entend pas participer à une réunion au cours de laquelle elle devra subir une Nième explication de texte a demandé que des points précis soient inscrits à l'ordre du jour: Le pouvoir d'achat des agents au travers de la nouvelle réforme du régime indemnitaire, qui pour nous pourrait être l'occasion d'une revalorisation ou encore l'augmentation du montant des chèques vacances y figurent en bonne place tout comme les conditions de travail, la pénibilité (OM, égoutiers, etc...) ou encore le management.
Ce que nous observerons sera avant tout, la volonté réelle des élus de "discuter " et de "négocier". Il y a bien des points sur lesquels des avancées sociales sont possibles...Encore faut-il le vouloir. Nos élus auront ce jour là à choisir entre la politique du pire, la stratégie du choc comme l'a fait le premier ministre ou la voie de l'écoute de la négociation et du dialogue social.
L'annonce de François HOLLANDE d'alléger les baisses de dotations de l'état, pourrait, si volonté politique il y a, abonder dans le sens d'un retour sur investissement pour les agents qui ont jusqu'à ce jour porté une majeure partie de l'effort demandé à la collectivité sur leurs épaules.
Toutes et TOUS à Paris le 14 juin prochain. Déplacement en train entièrement pris en charge par les différentes structures de la CGT.
Priorité dans les inscriptions aux adhérents de la CGT et dans la limite des places disponibles. Inscriptions par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. jusqu'au vendredi 10 juin midi, dernier délai.
Une inscription vaut ENGAGEMENT d'être présent le jour du départ...